Le prix de l’or a franchi un seuil symbolique inédit en dépassant les 3000 dollars. Cette envolée historique s'explique notamment par l'accumulation des tensions géopolitiques, l’aggravation des incertitudes commerciales et les bouleversements économiques actuels. Les banques centrales à travers le monde renforcent massivement leurs réserves d’or, amplifiant encore la dynamique haussière du métal précieux.
Le prix de l'or a dépassé le seuil psychologique des 3000 dollars. Bien que l'or bénéficie d'un contexte général favorable, les principaux moteurs actuels restent les tensions au Moyen-Orient et les inquiétudes concernant le ralentissement de l'économie américaine. La question se pose maintenant de savoir si le prix de l'or pourra se maintenir au-dessus de ce seuil psychologique. Un éventuel recul pourrait être déclenché par des prises de bénéfices ou dû à la liquidité, car les gestionnaires liquident parfois leurs positions en or performantes pour compenser les pertes sur les actions, notamment en périodes de forte liquidité.
Toutefois, cette fois-ci, la hausse semble plus robuste et soutenue par des facteurs structurellement haussiers et par une augmentation des investissements dans les ETF. À mesure que les craintes liées à une guerre commerciale et à un ralentissement macroéconomique s'intensifient, les banques centrales augmentent leurs achats d'or, et la demande pour les ETF adossés à l'or est en hausse.
Face aux préoccupations suscitées par les politiques commerciales et géopolitiques de l'administration américaine, les investisseurs affluent vers l'or, considéré comme une valeur refuge.
Le marché de l'or semble donc continuer à profiter d'une combinaison de tensions géopolitiques, d'incertitudes commerciales et de changements économiques.
Côté demande, les banques centrales mondiales accroissent leurs réserves d'or. La Banque centrale chinoise a augmenté ses réserves d'or pour le quatrième mois consécutif, marquant sa stratégie visant à se prémunir contre les incertitudes économiques. Du côté des investisseurs, les ETF adossés à l'or enregistrent une forte augmentation des flux entrants. Les investisseurs chinois en particulier augmentent leurs positions, notamment en raison de l'ajustement des régulations par le gouvernement qui permet désormais aux assureurs d'acquérir de l'or.
Face aux préoccupations suscitées par les politiques commerciales et géopolitiques de l'administration américaine, les investisseurs affluent vers l'or, considéré comme une valeur refuge. Les tarifs douaniers instaurés ont alimenté des inquiétudes relatives à l'inflation et à un potentiel ralentissement économique, renforçant ainsi les attentes d'une baisse des taux d'intérêt par la Réserve fédérale américaine. Les acteurs du marché pourraient ainsi se concentrer sur la réunion de politique monétaire de la Fed du 19 mars afin d'obtenir des indications sur les nouvelles perspectives économiques de la Fed et la conférence de presse de son président, Jerome Powell, concernant l'orientation future de la politique monétaire.
Compte tenu de la hausse historique du prix de l'or cette année, les sociétés minières devraient continuer à en bénéficier, bien qu'avec un certain retard. Comme le métal précieux profite plus rapidement des facteurs positifs que les entreprises minières, ces dernières restent en deuxième position. En général, les cours des actions des sociétés minières aurifères sont fortement corrélés au prix du métal sous-jacent et présentent une volatilité généralement plus élevée que celui-ci. Elles sont ainsi considérées comme un investissement à effet de levier sur l'or. Historiquement, dans les marchés haussiers, les sociétés minières aurifères ont tendance à surperformer le métal physique en raison de l'effet de levier opérationnel qui leur permet d'améliorer leurs bénéfices et le cours de leurs actions.