USA: la Fed entre en réunion, hausse des taux au menu, mais rien n’est joué

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Même si les investisseurs misent massivement sur un relèvement des taux d’intérêt d’un quart de point, certains pensent encore que la Réserve fédérale peut décider une nouvelle fois de laisser ses taux inchangés.

La banque centrale des Etats-Unis (Fed) a entamé mardi deux jours de réunion susceptibles de déboucher sur la première hausse des taux directeurs américains depuis plus de trois ans afin de refroidir l’inflation.

Le huis clos monétaire s’achèvera avec l’annonce d’une décision mercredi à 18H00 GMT.

Pour une fois, la messe ne semble pas tout à fait dite.

Même si les investisseurs misent massivement sur un relèvement des taux d’intérêt d’un quart de point, certains pensent encore que la Réserve fédérale peut décider une nouvelle fois de laisser ses taux inchangés (ils sont entre 3,50% et 3,75% depuis décembre).

«Même si une hausse des taux est vraisemblable, rien n’est encore joué», résument les analystes de la banque Unicredit, évoquant l’«incertitude significative» depuis que Kevin Warsh est arrivé.

Le nouveau patron de l’institution monétaire refuse de donner des signaux explicites aux investisseurs, les laissant tirer leurs propres conclusions en fonction des données macroéconomiques et des remous de l’actualité.

Or, la reprise des hostilités dans le Golfe a largement contribué à faire remonter les prix à la pompe aux Etats-Unis, ce qui promet de gonfler l’inflation déjà élevée (+3,4% sur un an en août, selon les données officielles américaines publiées vendredi).

«Si la Fed maintient ses taux inchangés en l’absence de baisse très nette des cours du pétrole, Warsh aura de sérieuses explications à fournir», poursuivent les analystes d’Unicredit, pressentant dans ce cas de figure «un ébranlement profond» de la confiance des marchés.

«La Fed doit restaurer sa crédibilité, protéger le pouvoir d’achat et convaincre les investisseurs que l’inflation sera ramenée vers l’objectif» de 2%, estime Diane Swonk, économiste pour le cabinet KPMG.

Elle considère aussi que l’institution aurait tout intérêt à présenter «un front uni» dans un contexte de «pressions politiques».

Le président américain Donald Trump fait campagne inlassablement pour des taux plus bas et a tenté d’éjecter le prédécesseur de Kevin Warsh, Jerome Powell.

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