Le dollar avance, emporté par la nouvelle flambée des prix du pétrole

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Vers 11h15, le billet vert gagne 0,54% face à la monnaie unique européenne, à 1,1536 dollar pour un euro, et 0,62% face à la devise japonaise, à 154,57 yens pour un dollar.

Le dollar montait lundi, surfant sur son double statut de valeur refuge et de devise dans laquelle se négocie le pétrole dont les cours s’envolent. Un mouvement qui conforte aussi les prévisions du marché d’une hausse des taux d’intérêts américains imminente.

Vers 11h15, le billet vert gagnait 0,54% face à la monnaie unique européenne, à 1,1536 dollar pour un euro, et 0,62% face à la devise japonaise, à 154,57 yens pour un dollar. «Les prix du pétrole en hausse et la demande de valeurs refuges soutiennent le billet vert», résume Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.

Le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale du brut, a grimpé lundi à plus de 108 dollars, en raison notamment de la fermeture temporaire d’un oléoduc essentiel en Arabie saoudite et du report d’une réunion des pays du Golfe et de l’Iran sur le détroit d’Ormuz. Cette «récente hausse des prix de l’énergie» ajoute aux inquiétudes sur l’inflation, qui permettent à la Réserve fédérale (Fed) de «conserver un ton agressif» sur sa politique monétaire, note par ailleurs Francesco Pesole, analyste chez ING.

Les derniers indicateurs de hausse des prix se sont affichés la semaine dernière à des niveaux toujours élevés en août aux Etats-Unis, voire en nette accélération côté producteurs. Le marché est donc convaincu que la banque centrale américaine relèvera ses taux d’un quart de point de pourcentage mercredi à l’issue de sa réunion de deux jours, pour les porter entre 3,75% et 4%.

Or des taux d’intérêts élevés rendent le billet vert plus intéressant à détenir pour les cambistes, ce qui plombe en contrepartie l’or, autre valeur refuge, qui tombait de 1,10% à 4,300,93 dollars l’once. La Fed devrait ainsi résister à la pression du président Donald Trump qui lui a de nouveau enjoint de baisser ses taux. Il a par ailleurs promis 5000 dollars à chaque Américain en cas de victoire des Républicains aux élections législatives de novembre.

«Les marchés demeurent sceptiques quant à cette proposition, à la fois en raison des obstacles législatifs et parce que les démocrates conservent une avance confortable dans les sondages», tempère M. Pesole. Mais «cette promesse peut signaler une volonté de recourir à des mesures budgétaires avant le scrutin», réveillant les «préoccupations concernant la soutenabilité de la dette», susceptibles de lester le dollar, ajoute-t-il.

Les analystes s’attendent aussi à ce que la Banque d’Angleterre laisse son taux directeur inchangé jeudi, à 3,75%, et que la Banque du Japon (BoJ) remonte le sien d’un quart de point vendredi, à 1,25%.

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