Wall Street attend une Fed moins pressée de relever ses taux, l’Europe en repli

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A New York, le Dow Jones a pris 0,13% et le Nasdaq 0,81%. L’indice élargi S&P 500 a parallèlement progressé de 0,65%, s’offrant un nouveau sommet à 7.798,99 points.

Wall Street a une nouvelle fois profité de l’accalmie sur les prix aux Etats-Unis jeudi, les investisseurs pariant sur la patience de la Réserve fédérale (Fed), tandis que les Bourses européennes ont essuyé des prises de bénéfice après leur course aux records.

A New York, le Dow Jones a pris 0,13% et le Nasdaq 0,81%. L’indice élargi S&P 500 a parallèlement progressé de 0,65%, s’offrant un nouveau sommet à 7.798,99 points.

Avant la cloche, les traders ont appris que l’indice américain des prix à la production était resté stable en juillet, deuxième nouvelle rassurante après l’indice des prix à la consommation la veille.

«Cela enlève de l’urgence à la Réserve fédérale pour relever ses taux d’intérêt», décrypte John Plassard de Cité Gestion, joint par l’AFP.

Selon les analystes, la banque centrale américaine devrait décider de ne pas lutter plus activement contre l’inflation lors de la réunion de septembre pour éviter de pénaliser davantage le marché du travail, son autre mandat, qui a montré des signes de faiblesses ces derniers mois.

En revanche, au moins une hausse de taux est attendue d’ici la fin de l’année.

«Les risques restent orientés à la hausse, compte tenu des récents messages fermes de la Fed, de l’interprétation potentiellement plus stricte que le président Kevin Warsh fait de l’objectif de 2%, et de la présence de trois membres dissidents au ton restrictif en juillet», souligne Florian Ielpo, de Lombard Odier.

Les marchés boursiers privilégient un environnement monétaire accommodant, jugé plus favorable aux entreprises et aux bénéfices.

En Europe jeudi, comme la veille, la tendance a été au recul des indices en raison de prises de bénéfices après les records de la semaine passée.

Londres (-0,56%) a été plombée par ses minières (Antofagasta -4,70%, Fresnillo -4,24%, Rio Tinto -4,18%).

Paris a cédé 0,28% et Francfort 0,12%, tandis que Milan a terminé tout juste à l’équilibre (-0,01%).

A Zurich, le SMI a gagné 0,18%.

Baisse du pétrole

Les cours du pétrole ont reculé, le marché affichant l’espoir d’un approvisionnement mondial suffisant.

Le baril de Brent de la mer du Nord a baissé de 2,15% à 87,07 dollars et son équivalent américain, le WTI, a diminué de 2,43% à 81,25 dollars.

«Les flux clandestins transitant par Ormuz soulagent la pression» du marché, assurent les experts d’Eurasia Group.

Les analystes restent partagés sur leur ampleur mais le ministre américain de l’Energie a évoqué mardi un total de «près de 9 millions de barils» qui transiteraient chaque jour par ce passage stratégique.

Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB, juge qu’il passe «quotidiennement beaucoup plus de pétrole qu’on ne le pensait auparavant» par le détroit.

La demande mondiale a, elle, été revue en baisse de 1,6 million de barils par jour (sur un an) par l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Détente sur les taux

Grâce aux bons chiffres de l’inflation américaine, les taux se détendaient sur le marché obligataire.

Les bons du Trésor américains affichaient un rendement à dix ans de 4,64% vers 20H45 GMT contre 4,69% la veille.

En Europe, le «Bund» allemand à échéance dix ans baissait à 3,13% contre 3,16% la veille, suivant la même tendance que les obligations françaises à dix ans (3,95% contre 3,98%).

Sur le marché monétaire, le dollar restait stable par rapport à l’euro à 1,1529 dollar pour un euro (-0,03%).

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