Avec la guerre au Moyen-Orient, on a entendu soutenir la thèse selon laquelle les prix du pétrole et du gaz naturel joueraient aujourd’hui un rôle moindre que par le passé (en particulier qu’au moment des chocs pétroliers de 1973 et de 1979) dans la détermination de la situation économique mondiale. Nous ne partageons pas cette thèse, pour plusieurs raisons:
- les énergies fossiles représentent encore 86,3% de la consommation mondiale d’énergie primaire;
- les marges de manoeuvre budgétaires sont bien moindres aujourd’hui que par le passé;
- avec la mondialisation des échanges, le coût du transport maritime a un rôle très important dans la détermination de la croissance.