Safirum: le stablecoin CHF-S adossé au franc suisse est lancé

Communiqué, Safirum

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Ce jeton numérique est entièrement adossé à des francs suisses détenus auprès de deux banques partenaires.

Safirum AG, dont le siège se trouve dans le canton de Zoug, a mis en service aujourd’hui son stablecoin CHF-S adossé au franc suisse sur la blockchain Solana. Le CHF-S constitue une nouvelle forme numérique du franc suisse qui permet d’effectuer des transactions rapides et peu coûteuses, 24 heures sur 24. Le CHF-S a été conçu en tenant compte des exigences réglementaires strictes en vigueur en Suisse et s’adresse aussi bien aux particuliers qu’aux banques, aux plateformes d’échange de cryptomonnaies et à d’autres utilisateurs institutionnels. La fintech suisse avait annoncé le lancement du stablecoin en juin 2026.

Chaque jeton CHF-S en circulation est couvert à hauteur de 1:1 par des réserves équivalentes en monnaie fiduciaire. Ces fonds sont détenus sur des comptes ségrégués auprès de deux banques partenaires: la Banque Cantonale Bernoise (BCBE) et la Banque Richelieu. D’autres banques seront prochainement intégrées en tant que dépositaires. L’émission de nouveaux jetons s’effectue par l’intermédiaire d’investisseurs institutionnels, après la réalisation des procédures d’identification et de conformité réglementaire requises, ainsi que la réception des fonds correspondants. Les utilisateurs particuliers peuvent accéder directement au CHF-S par l’intermédiaire des partenaires intégrés ou via des plateformes d’échange décentralisées (DEX), après avoir identifié leur wallet, l’ensemble des opérations de règlement étant exécuté directement sur la blockchain.

Liste blanche directement intégrée à la blockchain

L’une des principales caractéristiques du CHF-S est l’intégration des exigences réglementaires dans son infrastructure technique. Safirum a conçu le stablecoin en tenant compte des dispositions suisses en vigueur, notamment de la communication de surveillance n° 06/2024 de la FINMA. Tous les utilisateurs doivent donc être identifiés au préalable. Les particuliers sont soumis à une procédure KYC («Know Your Customer») et les entreprises à une procédure KYB («Know Your Business»). La vérification d’identité peut s’effectuer par voie numérique et ne prend que quelques minutes.

Une fois la vérification effectuée, le portefeuille numérique est autorisé à utiliser le CHF-S («whitelisting»). Cette fonction est directement intégrée au contrat intelligent («smart contract») correspondant sur la blockchain Solana. Le CHF-S ne peut ainsi être transféré qu’entre des portefeuilles autorisés. Les transactions vers des portefeuilles non vérifiés sont automatiquement bloquées.

Bastien Thiébaud, cofondateur et PDG de Safirum, commente: «Nous ne considérons pas la vérification d’identité et l’inscription sur liste blanche comme des obstacles, mais comme des conditions importantes pour une large utilisation des stablecoins. Elles renforcent la confiance et la transparence et permettent de concilier les avantages de la blockchain avec les exigences du système financier traditionnel. C’est déterminant si les banques, les assureurs et d’autres acteurs institutionnels doivent à l’avenir pouvoir utiliser les stablecoins à grande échelle.»

Transactions rapides et frais réduits

À ce jour, aucune solution numérique pour le franc suisse ne présente un encadrement réglementaire et une orientation institutionnelle comparables. Le CHF-S repose sur la blockchain Solana et sa norme Token-2022. Safirum a choisi cette infrastructure pour sa vitesse de traitement élevée, son évolutivité et ses faibles coûts de transaction.

Parmi les applications possibles du CHF-S figurent les paiements transfrontaliers entre entreprises, la gestion de trésorerie, le règlement des transactions sur les plateformes d’échange de cryptomonnaies ainsi que les paiements liés à des actifs tokenisés. Le CHF-S permet ainsi de tirer parti de la stabilité du franc suisse dans les systèmes financiers et de paiement numériques.

Contrairement aux émetteurs de stablecoins dont le modèle économique repose principalement sur les revenus générés par les réserves déposées, Safirum mise notamment sur les frais de transaction. Les transferts de CHF-S sont soumis à des frais de 0,05% du montant de la transaction, plafonnés à 0,50 CHF-S, auxquels s’ajoutent les frais de réseau.

«Le franc suisse compte parmi les monnaies les plus stables au monde. Avec le CHF-S, nous le rendons également accessible aux applications basées sur la blockchain. Nous voyons un potentiel considérable pour un franc numérique émis depuis la Suisse, respectant les exigences réglementaires locales et pouvant s’intégrer dans l’infrastructure financière numérique internationale», explique M. Thiébaud.

Giuliano Glocker, fondateur et codirecteur général de Maverix, commente: «Chez Maverix Securities, nous associons depuis des années les actifs numériques aux solutions de placement traditionnelles. Nous sommes heureux d’accompagner Safirum depuis le début et d’avoir été la première entreprise à créer («minting») des jetons CHF-S. Nous posons ainsi les bases de nouvelles applications, notamment pour nos clients et pour la gestion des actifs numériques dans le cadre de nos AMC.»

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