L’essor de l’IA assure la poursuite d’une croissance économique solide

Communiqué, BLI - Banque de Luxembourg Investments

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«Aux Etats-Unis, l’accélération des investissements se généralise, s’étendant désormais à des activités sans lien immédiat avec l’intelligence artificielle», affirme Guy Wagner, CIO de Banque de Luxembourg Investments.
  • Malgré les tensions au Proche-Orient, l’inflation américaine a légèrement reculé
  • La hausse des taux directeurs américains reste incertaine
  • Les taux obligataires augmentent en Europe
  • La forte croissance des bénéfices des entreprises soutient les marchés boursiers

L’essor du secteur de l’intelligence artificielle assure la poursuite d’une croissance économique solide, affirment Guy Wagner et son équipe dans leur dernier rapport d’analyse sur les marchés financiers, les «Highlights».

«Aux Etats-Unis, l’accélération des investissements se généralise, s’étendant désormais à des activités sans lien immédiat avec l’intelligence artificielle», dit Guy Wagner, chief investment officer (CIO) de BLI - Banque de Luxembourg Investments. «La consommation des ménages reste soutenue, malgré des disparités persistantes entre les classes aisées et les couches sociales moins favorisées. À l’inverse, le marché immobilier peine à se redresser, freiné par des prix élevés et des taux hypothécaires contraignants.» En zone euro, les budgets de défense en hausse commencent à stimuler l’activité économique, faisant naître l’espoir d’une accélération conjoncturelle plus marquée dans les prochains trimestres.

L’économie chinoise continue à perdre de son élan en raison de la faiblesse persistante de la consommation domestique. Les exportations et les investissements dans les technologies de pointe comme la robotique, l’intelligence artificielle et les produits pharmaceutiques innovants constituent les principaux moteurs de soutien. Au Japon, la baisse de la taxe sur la valeur ajoutée sur les produits alimentaires devrait creuser le déficit budgétaire en 2026 malgré une situation financière déjà tendue.

Malgré les tensions au Proche-Orient, l’inflation américaine a légèrement reculé

Malgré la remontée des prix pétroliers en raison de la poursuite des disputes entre les Etats-Unis et l’Iran, l’inflation américaine a légèrement reculé en juillet de 3,5% à 3,4%, alors que l’inflation hors énergie et alimentation est passée de 2,6% à 2,5%. En zone euro, l’inflation a remonté en août de 2,9% à 3,3%, alors que l’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) s’est repliée de 2,5% à 2,4%.

La hausse des taux directeurs américains reste incertaine

Lors de la traditionnelle conférence des banquiers centraux à Jackson Hole aux Etats-Unis, le président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, n’a pas donné des indications claires concernant la politique monétaire future, en soulignant toutefois que la désinflation vers l’objectif de 2% n’avançait pas à un rythme suffisamment rapide. «Bien que ces déclarations aient ravivé les spéculations sur un durcissement monétaire éventuel, elles ne préjugent pas d’une hausse des taux directeurs lors de la session de septembre, d’autant plus que les conditions financières se sont déjà significativement resserrées ces dernières semaines, sous l’effet d’un repositionnement à la hausse de l’ensemble de la courbe des taux d’intérêt», selon l’analyse de l’économiste luxembourgeois.

Les taux obligataires augmentent en Europe

L’initiative du secrétaire au Trésor américain Scott Bessent, visant à racheter des obligations d’Etats à échéance longue en vue d’enrayer la hausse des taux d’intérêt à long terme n’a pas produit les effets escomptés. Ainsi, le taux souverain à 10 ans ne s’est pas détendu. En zone euro, les taux européens ont même progressé davantage, le taux de référence à 10 ans s’affichant en hausse en Allemagne, en France, en Italie et en Espagne.

La forte croissance des bénéfices des entreprises soutient les marchés boursiers

Après le repli marqué des valeurs liées à l’intelligence artificielle en juillet, les marchés actions ont retrouvé une dynamique haussière en août, portés par un apaisement des volatilités et des résultats trimestriels robustes. Guy Wagner: «La forte croissance des bénéfices s’appuie toutefois en partie sur des effets non récurrents, notamment la réévaluation des participations financières dans le secteur technologique, qui a dopé certains comptes de résultats.» Dans ce contexte, l’indice MSCI All Country World Index Net Total Return exprimé en euros a affiché une progression de 1,7% sur le mois. Au niveau géographique, le S&P 500 aux Etats-Unis (en USD), le Stoxx Europe 600 (en EUR), le Topix au Japon (en JPY) et le MSCI Emerging Markets ont tous progressé. «Au niveau sectoriel, les matériaux, la technologie et l’énergie ont mené la hausse, tandis que la consommation de base, l’immobilier et les services publics ont enregistré les baisses les plus notables.»

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