Revenus et rentabilité en hausse pour Alpiq au premier semestre

AWP

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Alors que ses revenus ont légèrement progressé, le bénéfice net a bondi de 16% à 123,2 millions de francs.

Alpiq a amélioré sa performance au premier semestre 2026, l’énergéticien valdo-soleurois tirant toutefois profit de l’effet non opérationnel lié au fonds de gestion des déchets radioactifs. Alors que ses revenus ont légèrement progressé, le bénéfice net a bondi de 16% à 123,2 millions de francs.

Toujours en incluant les effets non opérationnels, les revenus ont progressé de 1,7% à 3,07 milliards de francs, indique jeudi Alpiq dans son rapport semestriel. Le résultat d’exploitation avant intérêts et impôts (Ebit) a lui atteint 206 millions, bondissant de 26,6% sur un an, alors que l’excédent brut d’exploitation (Ebitda) a cru de 17,1% à 264,5 millions. Exposé aux fluctuations des marchés financiers, le fonds de gestion des déchets radioactifs a contribué à l’Ebitda à hauteur de 83 millions, les ajustements de valeur apportant eux contribution de 19 millions.

Hors impact non opérationnel, la performance semestrielle apparaît sous un jour moins favorable, lestée notamment par la baisse des prix de l’électricité, l’arrêt prolongé de la centrale nucléaire de Gösgen - dont Alpiq détient 40% - et des apports hydrauliques nettement inférieurs en raison de la sécheresse exceptionnelle dans les Alpes, explique Alpiq. Alors que les revenus se sont tassés de 95 millions de francs à 3,06 milliards, le bénéfice net a chuté à 42 millions, contre 247 millions à fin juin 2025.

Début d’année difficile

Le résultat opérationnel (Ebit) ajusté a lui plongé à 105 millions de francs, bien loin des 335 millions affichés à l’issue des six premiers mois de l’an dernier. L’Ebitda ajusté en a fait de même, passant d’une année sur l’autre de 398 à 163 millions.

Après un début d’année difficile, la performance s’est améliorée au deuxième trimestre, observe l’entreprise établie à Lausanne et Olten. La centrale nucléaire de Gösgen a repris ses activités en mars, après avoir achevé sa maintenance annuelle, tout comme celle de Leibstadt. Alpiq s’estime en bonne santés financière, ses liquidités nettes s’établissant à 151 millions de francs à fin juin.

Alpiq indique avoir achevé sur la période sous revue l’acquisition de 90% du capital d’Harmony Energy, un développeur et exploitant de systèmes de stockage d’énergie par batterie  paneuropéen. La transaction vient enrichir le portefeuille d’environ 400 Megawatts d’installations en construction et d’un pipeline de plusieurs gigawatts au Royaume-Uni, en Allemagne, en France et en Pologne.

Au chapitre des perspectives, Alpiq renonce une nouvelle fois à s’aventurer sur le terrain des prévisions chiffrées, l’entreprise tablant sur une amélioration des bénéfices au second semestre, à la faveur du retour à une exploitation normale de la centrale nucléaire de Gösgen.

 

Le président du conseil d’administration démissionne

Elu en mai dernier à la présidence du conseil de surveillance du groupe de transport aérien allemand Lufthansa, Johannes Teyssen va renoncer l’automne prochain à son mandat de président du conseil d’administration d’Alpiq. L’organe de surveillance de l’énergéticien valdo-soleurois propose d’élire comme successeur Alberto de Paoli, ancien directeur financier du groupe énergétique italien Enel.
Les actionnaires d’Alpiq seront appelés à avaliser la nomination de M. de Paoli lors d’une assemblée générale extraordinaire, indique jeudi l’entreprise établie à Lausanne et Olten. Né en octobre 1959, M. Teyssen préside le conseil d’administration d’Alpiq depuis le 9 décembre 2021. Titulaire d’un doctorat en droit des universités allemandes de Fribourg et Göttingen, M. Teyssen a notamment dirigé le groupe énergétique EON de 2010 à 2021.
Né en 1965, M. de Paoli possède plus de 30 ans d’expérience internationale dans des fonctions de direction et de gestion dans les domaines de l’énergie, de la finance et des télécommunications, notamment. De 2014 à 2023, il a occupé le poste de directeur financier (CFO) du groupe Enel, l’une des plus grandes entreprises énergétiques d’Europe. Auparavant, il a assumé pendant 15 ans des postes de direction dans le secteur des télécommunications. En tant que directeur financier d’Enel Green Power, il a supervisé l’introduction en Bourse de l’entreprise. Il a également dirigé la stratégie du groupe Enel. Plus récemment, en tant que directeur général, il était responsable des activités internationales d’Enel hors d’Italie et d’Espagne.

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