Une «pause fraîcheur» inattendue
Le tournoi 2026 avait plutôt bien commencé, les marchés accueillaient sans enthousiasme l’éventuel retour prochain du Venezuela dans la cour des grandes équipes et les bookmakers s’entredéchiraient pour savoir qui de l’équipe Inflation ou Ralentissement sortirait vainqueur à la fin du tournoi. C’était sans compter sur la pause fraîcheur décrétée par les organisateurs fin-février/début mars avec pour conséquence la suspension d’Ormuz et la promotion de l’équipe Inflation au rang de grandissime favori.
Au retour de la pause fraîcheur, deux décisions stratégiques majeures sont apparues: le retour au vestiaire du capitaine Powell, remplacé par l’espoir Warsh (qui n’a pas tenu toutes ses promesses à la mi-temps) et le carton jaune infligé à la BCE pour faute grave. Elle devra tenter d’éviter le rouge en seconde période, ce qui n’est pas une mince affaire. Trump ayant fait pression pour que la suspension d’Ormuz soit annulée, la fin de la première mi-temps a rebattu les cartes et la cote de l’équipe Inflation est redescendue, malgré les commentaires du nouveau capitaine Warsh qui s’inquiète tout de même de son potentiel de victoire finale.
Les bookmakers semblent désorientés et remettent à égalité Inflation et Ralentissement.
Au sein de l’équipe Ralentissement, la charnière centrale des Non-Farm Payrolls, qui ne justifiait pas sa présence dans l’équipe jusqu’à présent (on l’aurait plutôt imaginée faire des étincelles dans le team Croissance), a donné des gages de sérieux jeudi dernier. L’équipe Ralentissement compte désormais sur elle pour envisager la victoire finale. Par conséquent, les bookmakers semblent désorientés et remettent à égalité Inflation et Ralentissement. Nombreux sont ceux qui s’en remettent au capitaine Warsh pour y voir plus clair au cours de la seconde mi-temps du match, sachant que la cote de l’équipe WTI a plongé à 68 dollars contre 120 au moment de la pause fraîcheur.
Qui sera Ballon d’Or en fin d’année?
La seconde partie du tournoi a commencé et les spécialistes vont scruter à la loupe le comportement des principaux favoris pour le Ballon d’Or en fin d’année. En premier lieu, les équipes membres de la poule «Spreads de Crédits» ne semblent plus en mesure de fournir un vainqueur de ce trophée prestigieux. Que ce soit dans l’équipe Investment Grade, dans le team High Yield ou chez l’outsider Hybride, la cote des spreads est descendue trop bas. Il s’avère donc très difficile de miser sur eux pour la victoire finale.
Nos favoris sont toujours à peu près les mêmes. L’équipe Duration, avec un 30 ans qui retourne vers 5% semble un candidat naturel mais récemment, c’est dans l’équipe TIPS que nous avons vu émerger des talents prometteurs. A la suite de l’effondrement des breakevens sur la partie courte, 2,1% à un an et 2,3% à 2 ans, il est temps de mettre en place une stratégie de coaching visant à renvoyer au vestiaire les Treasuries courtes et faire rentrer les TIPS de même maturité. Ce n’est pas ce qui nous fera gagner mais notre défense sera renforcée sensiblement, sachant que l’attaque sera toujours représentée par les deux fers de lance, Taux Nominaux 30 ans et Taux Réels 30 ans.
Dans l’équipe européenne, à la suite du carton jaune bien mérité par la BCE (pas besoin de VAR pour remettre en cause une décision évidente), la star de l’équipe, le célèbre Bund, pourrait recueillir quelques suffrages supplémentaires. Si sa cote devait retourner au-dessus de 3%, il s’agirait-là d’un outsider propulsé au rang de favori. Rendez-vous dans six mois pour faire le point sur le déroulement de la seconde mi-temps et sur la fin du tournoi. D’ici-là, il peut se passer de nombreux rebondissements: tant que la fin du match n’est pas sifflée, tout peut encore arriver. Notre équipe va devoir compter sur ses qualités tout en ayant l’humilité de se remettre en cause et en respectant l’adversaire jusqu’au bout.