Tôt ou tard, la hausse va reprendre!

Didier Maurin, Katleya Gestion

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La situation s’améliore au Japon et la croissance reprend au Brésil. De multiples cas similaires surviennent régulièrement dans d’autres pays.

Corrélé aux fluctuations des marchés financiers, notre sentiment à leur égard est par nature variable. Or, cette défiance semble irrationnelle puisque le contexte, autrement dit l’économie mondiale, se porte plutôt bien.

Prenons le cas des Etats-Unis: les salariés renouent avec le marché du travail, les salaires sont à la hausse, le moral des consommateurs est bon, le niveau des investissements se maintient et le climat des affaires frôle un plus haut historique. Ailleurs, la situation s’améliore au Japon et la croissance reprend au Brésil. De multiples cas similaires surviennent régulièrement dans d’autres pays, ce qui a permis au taux de chômage mondial d’atteindre son plus bas niveau historique en 2018!

Les phénomènes qui générent le plus d’interrogations sont l’assouplissement
quantitatif des banques centrales et la remontée des taux d’intérêts.

Bien sûr, certaines décisions ou situations politico-économiques tels le Brexit, la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine, la coalition eurosceptique au pouvoir en Italie ou l’affaire Khashoggi impliquant l’Arabie saoudite continuent de bouleverser la sphère financière. Cependant, les phénomènes qui générent le plus d’interrogations pour les marchés financiers sont l’assouplissement quantitatif des banques centrales et la remontée des taux d’intérêts. En clair: la fin (a priori) de la «planche à billets», ce qui signifie moins de milliards versés en bourse… Et ça… les marchés financiers n’aiment pas! Qu’ils se rassurent toutefois, car si une crise éclate demain quelque part, il est fort probable que les banques centrales réimprimeront pour relancer la machine!

Cela étant, notons que Wall Street vient de connaître l’un des marchés haussiers les plus élevés de toute son histoire. Il était par conséquent normal qu’une correction se produise. En effet, la croissance américaine a été de 20% au cours des dix dernières années, soit la moitié de ce qu’elle aurait pu être car les Etats-Unis avaient la faculté de générer davantage de création d’emplois et de hausse de salaires. De plus, ils ont récemment négocié de nouveaux accords commerciaux avec plusieurs pays tels le Mexique, le Canada ou la Corée du Sud, ce qui temporise quelque peu le différend qu’ils entretiennent avec la Chine. Pour l’heure, ces deux pays accusent d’ailleurs un impact limité de leur dispute commerciale, car si oralement la guerre semble déclarée, l’effet direct des taxes annoncées s’avère pour le moment mineur.

En conséquence, si la bourse et les marchés financiers viennent de connaître une période de faiblesse, il est plausible que le chemin de la hausse se profile à nouveau tôt ou tard! Du reste, j’en suis concaincu, tant que nous aurons «le capitalisme et la paix» la croissance renouera systématiquement après chaque période de crise. L’Histoire en témoigne. A contrario, si demain nous devions connaître une nouvelle fois «le communisme et la guerre» alors tout serait à revoir!...

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