- Les trois quarts (75%) des personnes interrogées estiment que le conflit au Moyen-Orient accélérera la transition vers les énergies renouvelables afin de réduire la dépendance aux combustibles fossiles.
- Les deux tiers (66%) s’attendent à ce que les risques climatiques physiques aient un impact modéré à significatif sur les cours des actifs dans les cinq ans à venir.
- Selon 45% des personnes interrogées, l’incertitude liée aux politiques gouvernementales constitue le principal obstacle à des investissements plus axés sur le climat.
Malgré le récent retour de bâton politique mondial à l’égard de la durabilité et des initiatives visant la neutralité carbone, 60% des personnes interrogées dans le monde prévoient d’augmenter, au cours des trois prochaines années, la part de leurs investissements consacrée à la lutte active contre le réchauffement climatique. Près des trois cinquièmes (59%) estiment que la demande de solutions d’atténuation du changement climatique restera forte, quelle que soit la tendance politique.
La 6e enquête mondiale sur l’investissement climatique de Robeco a été menée auprès de 200 investisseurs institutionnels et de 100 investisseurs «wholesale» en Europe, en Amérique du Nord, en Asie-Pacifique et en Afrique du Sud. Les investissements axés sur le climat restent perçus positivement, malgré les inquiétudes croissantes des investisseurs concernant les politiques gouvernementales. Seuls 19% des investisseurs s’attendent à une transition climatique ordonnée, tandis que 47% craignent que les mesures prises soient insuffisantes et arrivent trop tard. Environ 44% d’entre eux estiment que l’objectif de limiter le réchauffement climatique à un niveau bien inférieur à 2 °C est irréalisable, tandis que 45% considèrent l’incertitude liée aux politiques gouvernementales comme le principal obstacle à la mise en œuvre de solutions d’atténuation du réchauffement climatique. Pourtant, 94% des personnes interrogées ayant fixé un objectif de zéro émission nette déclarent qu’elles le maintiendront, quelle que soit la politique gouvernementale en vigueur.
La plupart des investisseurs estiment que les risques climatiques physiques continueront d’influencer les cours des actifs, deux tiers d’entre eux (66%) s’attendant à un impact modéré ou significatif au cours des cinq prochaines années. Parallèlement, la sécurité énergétique et la volonté de développer les capacités nationales en matière d’énergies renouvelables constituent des facteurs géopolitiques et macroéconomiques de plus en plus importants: une majorité d’investisseurs estiment que le conflit au Moyen-Orient accélérera la transition vers les énergies renouvelables, modérément pour 60% d’entre eux et significativement pour 15%.
Lucian Peppelenbos, stratégiste climat et biodiversité chez Robeco, déclare: «Notre étude de 2026 illustre ce que nous appelons la nouvelle réalité de l’investissement climatique. Si les investisseurs restent attachés à leurs objectifs de zéro émission nette, ils font preuve d’un réalisme croissant face aux impératifs économiques et géopolitiques concrets qui dictent cette transition. La volonté d’assurer la sécurité énergétique favorise les investissements dans des domaines tels que les énergies renouvelables, le stockage par batterie et les réseaux électriques. Cette nouvelle réalité climatique nous amène aussi à prendre conscience que les risques physiques sont bien réels aujourd’hui, et non une menace pour un avenir lointain. Nous pensons que cela influencera de plus en plus le sentiment des investisseurs au cours des prochaines années.»
Les inquiétudes concernant la performance des investissements ont fortement diminué
L’étude de cette année révèle que les investisseurs commencent à mieux mesurer les compromis liés à la décarbonation de leurs portefeuilles: la performance des investissements reste le principal défi (50%), mais ce pourcentage a fortement diminué par rapport à 2025 (67%). La qualité des données est également devenue un enjeu moins important (34%, contre 48% l’an dernier), même si la conciliation des objectifs avec leur impact (41%) et la gestion de classes d’actifs complexes (37%) restent des priorités majeures.
Lucian Peppelenbos conclut: «L’investissement climatique gagne en sophistication, avec un recours accru aux données prospectives plutôt qu’aux seules émissions de carbone, et une meilleure intégration de la performance financière».
L'étude «Global Climate Investing Survey 2026» de Robeco est basée sur des recherches commandées par Robeco pour son usage exclusif, menées auprès de 300 investisseurs institutionnels et wholesale en Europe, en Amérique du Nord, en Asie-Pacifique et en Afrique du Sud. Les investisseurs sont issus de diverses organisations: compagnies d'assurance, fonds de pension, dotations et fondations, fonds souverains, banques privées, fonds de fonds, sociétés de gestion de patrimoine, courtiers en valeurs mobilières, conseillers en placement agréés, family offices et fournisseurs de services de gestion d'actifs clés en main/gestion discrétionnaire de fonds. Leur taille varie de moins de 1 milliard de dollars d'actifs sous gestion à plus de 1000 milliards de dollars d'actifs sous gestion, avec un total d'environ 35'800 milliards de dollars d'actifs sous gestion pour l'ensemble des personnes interrogées.