La place financière genevoise retient son souffle

Communiqué, Fondation Genève Place Financière

1 minutes de lecture

Les établissements financiers ont encore augmenté leurs avoirs sous gestion alors que des décisions majeures touchant les liens entre la Suisse et l’UE sont attendues.

Le secteur bancaire contribue de manière déterminante au PIB cantonal genevois (12%). Les établissements financiers affichent une grande solidité et voient leurs avoirs sous gestion augmenter au premier semestre 2019. Ceci est d’autant plus remarquable qu’ils se trouvent à la croisée des chemins. Leur trajectoire dépendra notamment des décisions démocratiques qui seront prises au sujet des relations bilatérales avec l’Union européenne (UE). La finance durable et la digitalisation constituent des opportunités, pour autant que le cadre législatif et fiscal favorise le développement de ces atouts prometteurs. La formation demeure l’une des clés de la compétitivité et de la capacité d’innovation de la Place financière.

Soutien à l’Accord institutionnel négocié avec Bruxelles

La Suisse demeure la plus grande place financière au monde en matière de gestion de fortune transfrontalière avec une part de marché de 26,6%. Pour conserver cette position enviable, conquérir de nouveaux marchés et développer des prestations innovantes, la place financière genevoise attend des décisions majeures touchant les liens entre la Suisse et l’UE. Elle soutient l’Accord institutionnel négocié avec Bruxelles, qui constitue un préalable indispensable à l’ouverture de discussions sur l’accès au marché. A défaut, les acteurs de la Place sont amenés à délocaliser ou à développer une partie de leurs activités dans l’UE, ce qui est néfaste à l’emploi et aux recettes fiscales dans notre pays et notre canton. De même, la Place financière reste suspendue aux risques posés par des intérêts négatifs qui s’installent dans la durée.

Dans cette course de fonds, la finance durable et la digitalisation pourront servir de catalyseurs, pour autant que le cadre législatif et fiscal, tant suisse qu’international, favorise le développement de ces atouts prometteurs.

Formation: comment anticiper les métiers de demain

Les métiers bancaires font face à trois grands facteurs de transformation: la réglementation; l’évolution digitale ; la durabilité. La formation demeure plus que jamais la meilleure réponse pour relever ces défis et saisir les opportunités. Le savoir-faire des collaborateur/rice/s constitue la marque de fabrique de la Place genevoise. C’est pourquoi, il doit être cultivé grâce à une mise à jour permanente.

Enquête conjoncturelle: les intermédiaires financiers relèvent les défis

Les résultats de l’enquête conjoncturelle 2019-2020 montrent que, face à un contexte exigeant qui met les marges sous pression, les intermédiaires financiers affichent un solide développement. Plusieurs indicateurs sont à la hausse : les actifs sous gestion et les apports nets de fonds sont en augmentation, le Moyen-Orient représentant une zone géographique clé. Côté emploi, le secteur financier occupe plus de 35’000 collaborateur/rice/s. La plupart des établissements bancaires prévoient de stabiliser leurs effectifs en 2019. Pour 2020, les acteurs financiers sont dans une position attentiste.

Pour accéder à l’enquête conjoncturelle 2019-2020, cliquez ici

A lire aussi...