La BCE évite le risque de «prendre du retard sur la courbe»

Christian Hantel, Vontobel

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Sans hausse des taux, la montée des anticipations d’inflation à court terme aurait pu commencer à influencer les anticipations à plus long terme.

La hausse des taux directeurs de la BCE s’inscrit dans un contexte de stagflation. Cette décision vise également à éviter le risque de «prendre du retard sur la courbe». Compte tenu de l’ampleur du choc énergétique actuel, il n’était pas possible de simplement l’ignorer. Sans hausse des taux, la montée des anticipations d’inflation à court terme aurait pu commencer à influencer les anticipations à plus long terme.

En fin de compte, la BCE est restée fidèle à son approche fondée sur les données en se concentrant exclusivement sur les données d’inflation. Les taux directeurs sont désormais proches du niveau neutre, ce qui laisse une certaine marge pour de nouvelles hausses avant qu’ils ne deviennent restrictifs. En fonction de la durée de la fermeture du détroit d’Ormuz et de l’ampleur de l’impact du choc énergétique et des perturbations de la chaîne d’approvisionnement sur l’Europe, une nouvelle hausse pourrait intervenir en septembre. Toutefois, la faiblesse de la dynamique de croissance économique en Europe rend peu probable un cycle de hausse prolongé.

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