Conserver un positionnement favorable au risque dans un monde plus fragile

Jean Boivin, Wei Li, Roelof Salomons, Ehsan Khan, Tom Becker, BlackRock Investment Institute

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Le regain de tensions au Moyen-Orient fragilise l’environnement macroéconomique, sans toutefois remettre en cause notre positionnement favorable aux actifs risqués.

Points clés

  • Montée des tensions: Le regain de tensions au Moyen-Orient fragilise l’environnement macroéconomique, sans toutefois remettre en cause notre positionnement favorable aux actifs risqués. 
  • Contexte de marché: Les valeurs technologiques et les fabricants de semi-conducteurs ont fortement corrigé la semaine dernière. À nos yeux, cette réaction est excessive: une IA moins coûteuse modifie la répartition des gagnants, mais ne remet pas en cause la thèse d’investissement. 
  • À surveiller cette semaine: Notre scénario central reste celui d’une croissance résiliente accompagnée d’un ralentissement progressif de l’inflation. Les chiffres de l’inflation et les indices PMI au Royaume-Uni permettront de vérifier si cette hypothèse se confirme.

Dans notre Perspectives mondiales de mi-année 2026, nous soulignions déjà que les risques géopolitiques et les points de passage stratégiques constituaient des facteurs déterminants pour les marchés. La récente escalade des tensions au Moyen-Orient a replacé ces risques au premier plan. Malgré cela, la réaction des marchés est restée relativement mesurée, alors même que l’économie mondiale dispose aujourd’hui de moins de marges de manœuvre face à un choc énergétique prolongé. À ce stade, nous ne remettons pas en question cette lecture. Nous conservons donc une allocation favorable au risque, tout en étant plus exigeants: la progression des bénéfices des entreprises devra se poursuivre et rester supérieure à l’augmentation du coût du capital.

 

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