Norvège: le fonds souverain pourrait s’ouvrir aux fabricants d’armes nucléaires

AWP

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Sur fond de critiques visant l’exposition du fonds à des groupes accusés de jouer un rôle dans la guerre à Gaza, le gouvernement norvégien a ordonné un passage en revue de ses règles éthiques.

Le fonds souverain de la Norvège, le plus gros au monde avec plus de 2000 milliards d’euros d’actifs, pourrait de nouveau être autorisé à investir dans des entreprises impliquées dans la fabrication d’armes nucléaires, selon les recommandations d’une commission présentées jeudi.

Pour des raisons d’éthique, le fonds exclut aujourd’hui 14 sociétés, dont des géants comme Airbus, BAE Systems, Boeing Lockheed Martin et Safran, qui développent ou produisent des armes nucléaires ou certains de leurs composants.

Sur fond de critiques visant l’exposition du fonds à des groupes accusés de jouer un rôle dans la guerre à Gaza, le gouvernement norvégien a ordonné un passage en revue de ses règles éthiques.

Une commission mise sur pied à cette fin et présidée par un ancien gouverneur de la banque centrale norvégienne, Svein Gjedrem, a rendu ses recommandations jeudi.

Les producteurs d’armes nucléaires resteraient exclus «sauf s’il s’agit d’une entreprise établie dans un État doté de l’arme nucléaire au sens du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et allié de la Norvège», énonce le rapport.

«Cela signifie que plusieurs entreprises d’armement britanniques, françaises et américaines seront réintégrées dans le fonds», a décrypté M. Gjedrem en présentant le document de 434 pages.

Les recommandations contenues dans le rapport doivent encore être soumises à consultation avant que le gouvernement ne présente ses conclusions au Parlement au printemps 2027.

Avec, notamment, des participations dans plus de 7.000 entreprises à travers le monde, le fonds norvégien est le plus gros investisseur individuel au monde. Il détient en moyenne 1,5% de toutes les entreprises cotées sur la planète.

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