L’agence de notation Moody’s a maintenu vendredi la note souveraine de la France, la classant toujours parmi les pays dont la dette est «de bonne qualité», ainsi que sa perspective négative sur cette note.
Moody’s, qui classe ainsi toujours la France un cran au-dessus de ses concurrentes S&P et Fitch, souligne dans son communiqué notamment que «l’accord budgétaire trouvé entre la gauche modérée et le centre droit, au sein d’un Parlement français politiquement divisé, conforte notre évaluation de la solidité des institutions et de la gouvernance françaises», et elle observe que «le déficit budgétaire prévu pour 2026», à 5%, «est légèrement inférieur à (sa) précédente prévision de 5,2% du PIB cette année», «deux éléments positifs pour la solvabilité» de la France, selon elle.
Fin octobre, néanmoins, Moody’s a abaissé sa perspective à négative, ouvrant la voie à une future rétrogradation.
Elle évoquait alors «la fragmentation du paysage politique français» qui empêche de prendre des mesures vigoureuses de réduction de la dette - la plus importante en masse de la zone euro, et la troisième en pourcentage derrière celles de la Grèce et de l’Italie - et du déficit public, le plus important de la zone euro.
L’Insee a diminué ses prévisions de croissance pour chacun des deux premiers trimestres 2026, à 0,2% au lieu de 0,3% et la Banque de France table désormais sur 0,9% pour 2026, contre 1% auparavant.