Le recul des exportations horlogères perd de l'ampleur en juillet

AWP

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La Chine continentale a porté le lent redressement alors que la majeure partie des grands marchés européens accusent encore des baisses importantes.

Le repli des exportations horlogères suisses, causé par la pandémie de coronavirus, a poursuivi son ralentissement en juillet. La Chine continentale a en particulier porté le lent redressement alors que la majeure partie des grands marchés européens accusent encore des baisses importantes.

Les envois à l’étranger se sont inscrits en baisse de 17% à 1,58 milliard de francs, selon le relevé mensuel de l’Administration fédérale des douanes (AFD).

Durant le mois sous revue, «la baisse a été deux fois moins marquée qu’en juin», souligne jeudi la Fédération de l’industrie horlogère (FH).

Les principaux marchés ont pris des chemins différents. Premier débouché, la Chine (+59,1%) a affiché un deuxième mois consécutif de très forte progression, illustrant la reprise de ce marché et le rapatriement progressif des achats effectués jusqu’ici à l’étranger.

Les Etats-Unis (-0,6%) se sont montrés stables, après trois mois extrêmement négatifs. La situation de Hong Kong (-42,9%), affectée par le Covid-19 et les turbulences politiques, ne s’est pas réellement améliorée, même si le recul a perdu un peu de vigueur depuis avril.

A la quatrième place, le Japon (-32,1%), privé de touristes chinois, est resté clairement dans les chiffres rouges.

En Europe, le Royaume-Uni s’est illustré avec une avancée de 2,5%, tandis que l’Allemagne (-1,1%) est presque stable. L’Italie (-33,6%) et la France (-30,6%) ont essuyé de lourdes chutes, notamment à cause de l’absence des touristes de l’Empire du Milieu.

Toutes les catégories de prix ont cédé du terrain, de même que les volumes (-35,6%). Les montres les moins chères ont essuyé les baisses les plus accentuées tandis que les garde-temps de luxe ont mieux tiré leur épingle du jeu.

Les montres de moins de 200 francs (prix export) ont dévissé de 36,3% en termes de chiffre d’affaires exporté tandis que ceux de plus de 3000 francs ont limité les dégâts à -11,1%.

Lente remontée

De janvier à juillet, la chute des exportations horlogères s’inscrit maintenant à 32,8% avec 8,4 milliards de francs de recettes. La Fédération horlogère prévoit pour l’ensemble de l’année une baisse de 30%.

Les chiffres de juillet sont quelque peu meilleurs qu’anticipé par l’analyste de la Banque cantonale de Zurich (ZKB) Patrick Schwendimann. Grâce à la levée du confinement dans la plupart des marchés, la baisse des exportations horlogères devrait diminuer progressivement ces prochains mois, écrit-il tout en soulignant que la Chine continentale soutiendra en particulier cette tendance positive.

Les Chinois, la principale clientèle du secteur du luxe, achètent davantage de produits dans leur pays actuellement, les voyages restant très limités en raison de la pandémie de coronavirus.

Le lent redressement des exportations pourrait cependant être remis en question si une deuxième vague de la pandémie venait à surgir, rappelle la ZKB.

Les chiffres du jour n’ont pas profité aux valeurs du luxe. La porteur Swatch a chuté de plus de 2,7% à 194,15 francs et la nominative Richemont de 1,8% à 59,00 francs, dans un SMI en repli de 0,78%.

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