La livre pâtit d’un marché du travail britannique morose

AWP/AFP

1 minute de lecture

Vers 11h40, la devise britannique perd 0,11% face au billet vert, à 1,3529 dollar pour une livre, et 0,06% face à la monnaie unique européenne.

La livre perd un peu de terrain mardi après la publication de chiffres peu reluisants signalant un marché de l’emploi en refroidissement au Royaume-Uni.

Le chômage s’est maintenu en juin, à 4,9%, là où les analystes sondés par Bloomberg tablaient sur un léger repli de 0,1%.

Sur les trois mois achevés en juin, la croissance des salaires a ralenti dans le secteur privé à son niveau le plus bas depuis octobre 2020. En parallèle, sur les trois mois de mai à juillet, les postes vacants sont tombés à des plus bas inédits depuis fin 2014, mis à part la pandémie.

«Le marché du travail demeure morose» ce qui donne «peu d’élan à la Banque d’Angleterre pour relever ses taux cette année», conclut Chris Turner, analyste chez ING.

Pour Neil Wilson, de Saxo Bank, les risques pointent «vers un affaiblissement de l’économie, bien davantage que vers une accélération de l’inflation». Celle-ci, dévoilée mercredi, pourrait cependant selon l’analyste passer de 2,6% sur un an en juin à 2,9% le mois dernier.

Vers 11h40, la devise britannique perdait 0,11% face au billet vert, à 1,3529 dollar pour une livre, et 0,06% face à la monnaie unique européenne.

De façon générale, le dollar s’est un peu redressé après avoir souffert ces derniers jours de la réévaluation de l’évolution des taux directeurs de la Réserve fédérale (Fed).

La banque centrale américaine pourrait en effet garder ses taux inchangés plus longtemps sans les relever en raison d’une série de données publiées la semaine dernière.

Celles-ci montrent un ralentissement de l’inflation côté consommateurs comme producteurs en juillet aux Etats-Unis, où la consommation et l’emploi battent par ailleurs de l’aile.

Mais depuis, les tensions se sont exacerbées au Moyen-Orient, ravivant le risque inflationniste.

Face «au vide en matière de communication» de la Fed sur ses orientations, «le marché est en train d’éliminer la probabilité de hausses de taux» en septembre et de réduire ses anticipations sur les prochains mois, souligne M. Wilson.

Selon l’analyste, «si la Fed laisse l’économie ‘surchauffer’» sans agir, le risque est que l’inflation perdure.

A lire aussi...