Italie: le déficit public s’estompe légèrement, à 1,7% du PIB

AWP

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Cette hausse devrait se poursuivre. Le «spread» a nettement augmenté sur le marché secondaire, tandis que l’Etat a dû augmenter ses taux pour placer de nouveaux titres.

Le déficit public de l’Italie s’est établi à 1,7% du Produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre, en amélioration de 0,1 point sur un an, a indiqué lundi l’Institut national des statistiques (Istat).

Sur les neuf premiers mois de l’année, il atteint 1,9%, en net progrès par rapport à la même période de 2017 (2,6%).

Les recettes de l’Etat ont crû au troisième trimestre de 1,7%, soit plus que les dépenses (+1,5%).

Mais parmi elles, les dépenses pour le remboursement des intérêts de la dette ont augmenté de 12%, ce qui représente une hausse de 1,7 milliard d’euros.

Cette hausse devrait se poursuivre. En effet, en raison des inquiétudes provoquées par la politique de la coalition populiste au pouvoir depuis le 1er juin, le «spread», le très surveillé écart entre les taux d’intérêt italien et allemand, a nettement augmenté sur le marché secondaire, tandis que l’Etat a dû augmenter ses taux pour placer de nouveaux titres.

Au terme d’un bras de fer avec la Commission européenne qui avait rejeté la version initiale du budget italien pour 2019, le gouvernement constitué du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) et de la Ligue (extrême droite) a accepté de ramener son déficit public à 2,04% du PIB, contre 2,4% au départ.

Cet objectif reste néanmoins bien inférieur à celui du précédent gouvernement de centre gauche, qui tablait sur 1,6% en 2018 et 0,8% en 2019, avant un retour à l’équilibre budgétaire en 2020.

En 2017, le déficit public avait atteint 2,4% du PIB.

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