Google poursuivi par des maisons d’édition

AWP

1 minute de lecture

«L’ampleur et la vitesse avec lesquelles Gemini (le modèle d’IA de Google) peut créer des livres et concurrencer les auteurs humains sont sans précédent», affirment-elles dans leur plainte.

Plusieurs maisons d’édition, dont Hachette, ont poursuivi Google en justice mardi, l’accusant d’avoir utilisé sans autorisation des œuvres protégées par des droits d’auteur pour entraîner ses modèles d’intelligence artificielle (IA).

«L’ampleur et la vitesse avec lesquelles Gemini (le modèle d’IA de Google) peut créer des livres et concurrencer les auteurs humains sont sans précédent», affirment-elles dans leur plainte.

La plainte a été déposée à New York par Hachette Book Group, Cengage Learning, Elsevier, l’écrivain Scott Turow et sa société d’édition S.C.R.I.B.E.

Ils accusent Google d’avoir «secrètement copié des millions d’œuvres» confiées à sa bibliothèque numérique, Google Books, et à d’autres services pour des «usages limités», avant de les utiliser pour entraîner Gemini.

Ils estiment également que les contenus générés par Gemini concurrencent directement les auteurs des oeuvres originales.

«Gemini adapte même ses réponses pour imiter les éléments stylistiques et les choix créatifs d’auteurs précis», affirment-ils.

Les plaignants demandent au tribunal d’ordonner à Google de mettre fin à ces pratiques, ainsi que de leur verser des dommages et intérêts dont le montant n’est pas précisé.

Cette nouvelle procédure s’inscrit dans une série de poursuites pour violation de droits d’auteur contre des entreprises de l’IA.

Plusieurs éditeurs - dont Hachette, Cengage, Elsevier et Scott Turow - avaient déjà poursuivi Meta en mai devant un tribunal new-yorkais pour des motifs similaires.

Anthropic, qui développe les modèles d’IA Claude, avait pour sa part signé en septembre dernier un accord prévoyant le versement d’au moins 1,5 milliard de dollars à des auteurs et des éditeurs qui la poursuivaient pour avoir téléchargé illégalement des millions de livres.

Mais un juge avait toutefois estimé dans cette affaire que le fait d’alimenter un modèle d’IA générative avec des oeuvres en théorie protégées par le droit d’auteur ne constituait pas une infraction.

A lire aussi...