Wall Street reprend des couleurs grâce à la stabilisation des taux d’emprunt

AWP/AFP

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Le Dow Jones clôture en hausse de 0,56%, le Nasdaq grappille 0,45% et l’indice élargi S&P 500 avance de 0,46%.

La Bourse de New York a terminé en hausse mercredi, renversant la vapeur après deux séances marquées par les inquiétudes sur le Moyen-Orient, qui ont fait grimper de concert les prix du pétrole et les taux obligataires.

Le Dow Jones a pris 0,56%, le Nasdaq a avancé de 0,45% et l’indice élargi S&P 500 a gagné 0,46%.

«Le marché (boursier, ndlr) connaît un rebond généralisé (...) la relative stabilité des cours du pétrole brut et des rendements des bons du Trésor ayant atténué une partie de la pression à l’origine des pertes enregistrées en début de semaine», résument les analystes de Briefing.com.

Bien qu’à nouveau en hausse, les cours de l’or noir ont avancé à un rythme bien moins soutenu que la veille ou lundi.

Le marché obligataire montre, lui, de maigres signes d’apaisement.

Vers 20H20 GMT, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’Etat américain évoluait à environ 4,78%, en léger recul par rapport à la clôture la veille. Il a atteint plus tôt dans la séance un plus haut depuis fin 2023.

L’échéance à 30 ans s’échangeait à 5,26% contre 5,27% la veille.

Pour les experts de Briefing.com, cela a été suffisant pour permettre «à l’intérêt acheteur de s’étendre à une grande partie» des actions, contribuant «à rattraper une bonne partie des pertes subies lundi et mardi».

Le ralentissement des embauches dans le secteur privé américain le mois dernier, selon l’enquête régulière ADP/Stanford Labs, a aussi aidé, juge Jose Torres, analyste d’Interactive Brokers.

«Cela témoigne d’une situation de l’emploi de plus en plus fragile qui pourrait empêcher les autorités monétaires américaines de procéder à plus d’une hausse des taux» dans les prochains mois, estime-t-il.

Wall Street préfère un environnement monétaire accommodant, plus propice aux bénéfices des entreprises.

Le véritable baromètre de l’état de santé du marché du travail américain sera publié vendredi avant la reprise des échanges boursiers.

En parallèle, le président de la Fed de New York John Williams a dit mercredi préférer «attendre de voir» avant de toucher aux taux d’intérêt.

«Pour l’instant», il est difficile de savoir «clairement si la politique monétaire actuelle est suffisante pour ramener l’inflation à l’objectif (de 2%) d’ici un an ou deux, ou s’il faudra prendre des mesures supplémentaires pour y parvenir», a-t-il expliqué à la chaîne économique CNBC.

Les analystes sont toujours une majorité à anticiper un tour de vis monétaire dès la prochaine réunion de la Réserve fédérale, en septembre.

L’institution a d’ailleurs noté mercredi dans sa revue régulière des conditions économiques aux Etats-Unis que la hausse des prix continue de peser sur les dépenses des ménages américains, à l’exception notable des revenus.

Au tableau des valeurs, le groupe informatique Dell a bondi de 15,81% à 492,20 dollars, profitant de prévisions largement supérieures aux attentes pour l’année fiscale complète, notamment un bénéfice net par action de 25,5 dollars contre 18,92 dollars escompté par le consensus des analystes réalisé par LSEG.

Les résultats du deuxième trimestre ont aussi positivement surpris, notamment grâce à la bonne performance de ses serveurs dédiés à l’intelligence artificielle.

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