La Bourse de New York évolue en hausse lundi, profitant d’un rebond de la tech après une semaine en demi-teinte, les investisseurs tablant dans le même temps sur une accalmie entre Téhéran et Washington après un regain de tensions au cours du week-end.
Vers 16h10, le Nasdaq - qui rassemble les valeurs technologiques - prenait 0,63%. L’indice élargi S&P 500 gagnait 0,35% et le Dow Jones progressait de 0,40%.
«Le secteur technologique a enregistré les plus mauvaises performances au cours des deux dernières semaines (...) on devrait donc assister à des achats à bon compte dans ces domaines», explique auprès de l’AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management. «Cela contribue à faire progresser l’ensemble du marché», ajoute-t-il.
Les Sept Magnifiques - surnom donné aux poids lourds américains de la tech - évoluaient en hausse, à l’image d’Amazon (+2,85%), Apple (+0,69%), Microsoft (+1,30%), Alphabet (+2,94%) ou encore Meta (+3,17%).
Après avoir été nettement sanctionnés la semaine passée, les puces et autres composants électroniques - indispensables pour construire les centres de données où sont entraînés les modèles d’intelligence artificielle (IA) - gagnaient globalement du terrain, comme AMD (+1,21%), Marvell (+0,46%), ou le mastodonte Nvidia (+1,00%).
«Malgré le rebond observé ce matin, les investisseurs continuent d’exprimer certaines réserves quant à l’évolution future du secteur technologique en général, et de celui des semi-conducteurs en particulier», note David Morrison, analyste de Trade Nation.
«Les dépenses colossales engagées (...) dans les infrastructures d’IA suscitent des inquiétudes» et «des doutes ont été émis quant à la capacité de ces dépenses à générer un retour sur investissement suffisant», poursuit-il.
Sur le front géopolitique, Donald Trump a assuré lundi qu’il y aurait bien une rencontre le jour suivant au Qatar entre délégations américaine et iranienne, après des échanges de frappes entre les deux pays durant le week-end.
En dépit de la signature d’un protocole d’accord mi-juin, le contrôle du stratégique détroit d’Ormuz demeure au coeur des tensions.
Côté macroéconomique, «la semaine s’annonce plutôt calme», note Art Hogan, avec un jour férié vendredi (veille de la fête nationale aux Etats-Unis).
Les investisseurs accueilleront des données sur l’emploi, mais l’expert s’attend à ce que ces chiffres «n’influencent pas les prévisions de la Fed (la banque centrale américaine, NDLR) qui se concentre actuellement sur l’inflation.»
Pour le moment, les acteurs du marché tablent sur au moins une hausse des taux avant la fin de l’année, selon l’outil de veille CME Fedwatch.
Au tableau des valeurs, le câblo-opérateur Comcast (+9,75% à 25,43 dollars) était recherché, profitant de l’annonce lundi la séparation du reste du groupe de ses activités médias, comprenant le britannique Sky et la filiale NBCUniversal.
Le géant de l’aérospatial SpaceX était en petite hausse (+1,20% à 155,06 dollars) après l’annonce de son intégration à l’indice Nasdaq 100 le 7 juillet, soit un peu moins d’un mois après son introduction en Bourse.
Le Nasdaq a changé ses règles en mai pour permettre à de très grosses capitalisations comme la société d’Elon Musk, susceptible de peser fort sur l’indice, de l’intégrer en 15 séances au lieu de trois mois.