Wall Street ouvre en baisse, plombée par les taux obligataires et le pétrole

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Vers 16h30, l’indice Nasdaq perd 0,52%, le Dow Jones recule de 0,32% et l’indice élargi S&P 500 lâche 0,21%.

La Bourse de New York évolue dans le rouge jeudi, minée par des coûts d’emprunt et des prix du pétrole toujours élevés, faute d’avancées diplomatiques vers une résolution de la guerre au Moyen-Orient.

Vers 16h30, l’indice Nasdaq perdait 0,52%, le Dow Jones reculait de 0,32% et l’indice élargi S&P 500 lâchait 0,21%.

«La guerre en Iran semble sans fin, tout comme la hausse des prix du pétrole», a commenté auprès de l’AFP Adam Sarhan, analyste de 50 Park Investments.

Les cours du brut s’affichent encore en hausse jeudi «alors que le sommet de l’ONU de cette semaine n’a donné lieu à aucune avancée notable entre les États-Unis et l’Iran», notent les analystes de Briefing.com.

Cette progression des prix de l’or noir ravive les craintes inflationnistes et entraîne dans son sillage les taux obligataires.

Quelques heures avant l’ouverture de Wall Street, le rendement des emprunts de l’Etat américain à long terme (30 ans) a touché un plus haut depuis 2004, à 5,44%. Il est depuis retombé à 5,39%, «mais le marché reste nerveux», a noté Patrick O’Hare, analyste de Briefing.com.

Son équivalent à 10 ans évoluait à 5,09% vers 16h00, après avoir touché 5,15%, des niveaux plus vus depuis 2007.

Outre les prix du pétrole, la hausse des coûts d’emprunt a aussi été alimentée par la publication la veille de l’indice PMI Flash pour le mois de septembre, publié par S&P Global.

Selon cet indicateur, l’activité du secteur privé a enregistré en septembre sa plus forte croissance depuis 2021 aux Etats-Unis, une surprise.

«Même si cela constitue en apparence une bonne nouvelle pour l’économie américaine, cela vient étayer l’argument selon lequel celle-ci se trouve dans une situation si solide que les baisses de taux sont exclues dans un avenir proche», a expliqué David Morrison, analyste du courtier Trade Nation.

Wall Street préfère un environnement monétaire accommodant, plus propice aux investissements et aux bénéfices des entreprises.

En parallèle, les investisseurs suivent de près la visite d’Etat du président chinois Xi Jinping aux Etats-Unis, où les discussions avec Donald Trump sont très attendues.

Pour le moment, Pékin et Washington ont décidé de prolonger leur trêve commerciale jusqu’au 10 janvier.

Côté entreprises, Oracle glissait (-6,63% à 134,97 dollars) après des informations de l’agence Bloomberg selon lesquelles le spécialiste de l’informatique prendrait des mesures pour limiter son exposition financière à un immense centre de données dont la construction est prévue au Nouveau-Mexique.

Le projet se heurte notamment à des obstacles réglementaires et à une opposition locale.

Meta (Facebook, Instagram) gagnait 2,52% à 762,82 dollars, après avoir dévoilé la veille de nouvelles lunettes connectées sans caméra, pensées pour son assistant IA Muse.

L’action Meta a enregistré une hausse d’environ 36% sur un mois, soutenue par l’enthousiasme des investisseurs pour Muse.

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