Tokyo en forte baisse, la recrudescence de coronavirus préoccupe

AWP

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L’indice vedette Nikkei a perdu 1,52% à 22.977,13 points, lâchant 2,3% sur l’ensemble de la semaine écoulée. L’indice élargi Topix a lâché vendredi 1,96% à 1.579,33 points.

La Bourse de Tokyo a terminé en nette baisse vendredi, clôturant une semaine complète dans le rouge, alors que les investisseurs étaient préoccupés par la recrudescence de la pandémie en Europe et aux Etats-Unis et la perspective de la présidentielle américaine.

L’indice vedette Nikkei a perdu 1,52% à 22.977,13 points, lâchant 2,3% sur l’ensemble de la semaine écoulée. L’indice élargi Topix a lâché vendredi 1,96% à 1.579,33 points.

La Bourse de New York avait pourtant repris des couleurs jeudi, tirée par un rebond de la tech et le retour de la croissance aux Etats-Unis au troisième trimestre.

Le marché tokyoïte a creusé ses pertes en fin de séance, alors que les contrats à terme sur les indices de Wall Street s’inscrivaient en forte baisse.

«A court terme, la détérioration potentielle des conditions économiques mondiales en raison de la propagation du virus aux Etats-Unis et en Europe» va tirer les actions à la baisse, a résumé Tomoichiro Kubota, analyste marché chez Matsui Securities, cité par Bloomberg.

Par ailleurs, mardi prochain étant un jour férié au Japon et observé par la Bourse de Tokyo, les investisseurs n’ont plus que peu de temps pour ajuster leurs positions avant l’élection présidentielle américaine, qui se tient précisément mardi prochain, a relevé M. Kubota.

Du côté des valeurs

MHI GÈLE SON PROJET SPACEJET

Le conglomérat industriel Mitsubishi Heavy Industries (-1,6% à 2.234,5 yens) a annoncé vendredi le gel durable de son projet d’avion commercial SpaceJet en raison de la crise causée par la pandémie, qui pousse le groupe à se recentrer.

MHI a dévoilé un mini-bénéfice net trimestriel de 820 millions de yens (moins de 7 millions d’euros), soit une chute de 94% sur un an, et prévoit in fine de supprimer 2.000 postes à l’international dans ses activités en déclin.

JAPAN AIRLINES VOIT ROUGE

La compagnie aérienne Japan Airlines (-3,73% à 1.817 yens) a elle annoncé prévoir sur l’ensemble de l’exercice une perte nette de 240 à 270 milliards de yens, qui signerait sa première incursion dans le rouge depuis son retour en Bourse en 2012.

PANASONIC

Le groupe japonais d’électronique Panasonic, qui a renoué avec les bénéfices sur son deuxième trimestre 2020/21 et montré des signes de nette amélioration dans ses activités pour l’industrie automobile, dont il est un important fournisseur de batteries électriques, a vu son action bondir de 4,93% à 960,7 yens.

Du côté des devises et du pétrole

Le yen remontait face au dollar, à raison d’un dollar pour 104,39 yens vers 07H10 GMT, contre 104,61 yens la veille à 21H00 GMT, un mouvement de change négatif pour les valeurs exportatrices nippones.

La monnaie japonaise progressait également face à l’euro, lequel valait 121,86 yens contre 122,13 yens jeudi.

Un euro se négociait par ailleurs à 1,1674 dollar, parfaitement stable par rapport à jeudi 21H00 GMT.

Les cours du pétrole restaient dans le rouge, après avoir déjà chuté jeudi pour la deuxième séance consécutive, plombés par les mesures sanitaires drastiques en Europe qui limitent la consommation de brut.

Vers 07H10 GMT le prix du baril de brut américain WTI perdait 0,88% à 35,85 dollars et celui du baril de Brent londonien lâchait 1,09% à 37,27 dollars.

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