Marchés en Asie: la tech fait trébucher les Bourses, prudence sur le pétrole

AWP

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A la Bourse de Tokyo, l’indice star Nikkei a terminé en baisse de 0,93%, à 65’683,26 points, et l’indice élargi Topix de 0,24%, à 4055,85 points.

Les Bourses de Tokyo et Séoul ont trébuché jeudi, pénalisées par un regain d’inquiétudes sur la tech, tandis que les prix du pétrole hésitent, malgré l’annonce d’un accord entre l’Iran et Oman sur le détroit d’Ormuz.

A la Bourse de Tokyo, l’indice star Nikkei a terminé en baisse de 0,93%, à 65’683,26 points, et l’indice élargi Topix de 0,24%, à 4055,85 points.

A Séoul, l’indice Kospi a chuté en clôture de 4,60%. La Bourse de Taipei a abandonné 0,48%. Et l’indice hongkongais Hang Seng lâchait 1,70% vers 08h30 (heure suisse).

Tokyo et Séoul ont pâti d’un reflux marqué des valeurs technologiques, poids lourds des indices, sur fond d’inquiétudes persistantes quant aux perspectives de rentabilité de l’intelligence artificielle (IA).

Cette nouvelle pause survient alors que les investisseurs réévaluent les valorisations. Le vif rebond des actions liées à l’IA, qui avait succédé depuis la semaine dernière à l’effondrement brutal des cours le mois dernier, s’essouffle.

A l’image de ce qui se passe en Asie, «la hausse des actions tech à Wall Street au cours de la semaine écoulée a été spectaculaire (...) Par conséquent, un repli à ce stade serait tout à fait normal», concède Kathleen Brooks, analyste du cabinet XTB.

«Une correction est attendue après le récent rebond significatif: le marché boursier devrait chercher à se stabiliser à court terme, tout en surveillant de près l’évolution des résultats d’entreprises», abondent les experts de Monex Securities.

L’intervention des fonds spéculatifs avait contribué à faire rebondir les titres après leur dégringolade de juillet, «mais cela a peu contribué à résoudre les questions de fond: quel volume de capital sera finalement déployé, le défi concurrentiel posé par les entreprises chinoises d’IA, quelles sociétés capteront les retombées économiques», prévient Rajeev de Mello, gérant chez Gama Asset Management, cité par Bloomberg.

Le pétrole nerveux

Les cours du pétrole hésitent. Ils ont réculé en début d’échanges asiatiques, avant d’inverser la tendance puis d’osciller autour de l’équilibre, suspendus aux développements au Moyen-Orient.

Vers 08h30, le baril de WTI nord-américain cédait 0,16%, à 75,09 dollars, et celui du Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, était stable à 79,41 dollars.

L’Iran a indiqué mercredi s’être accordé avec le sultanat d’Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d’Ormuz, au coeur des tensions avec les Etats-Unis.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, par laquelle transitait avant le conflit un cinquième du brut mondial et aujourd’hui verrouillée par Téhéran, dépendra de Washington.

Dans l’immédiat, un pétrolier a signalé avoir entendu des explosions, alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz, près d’Oman, a indiqué jeudi une agence maritime britannique, signe d’une situation encore très incertaine.

Certes, «l’Iran a annoncé avoir conclu un accord avec Oman sur un itinéraire de navigation, une étape potentielle vers la réouverture» d’Ormuz, concède Michael Wan, analyste de la banque MUFG. Mais il pointe «l’incertitude sur le chemin que prendront ces pourparlers» entre Téhéran et Washington.

L’or brille, le yen stable

L’or continue de grimper après avoir déjà fortement bondi la veille. Il s’appréciait de 0,3% à 4257 dollars l’once vers 08h30.

Et ce sous l’effet de deux facteurs: «premièrement, la perspective d’un accord entre les Etats-Unis et l’Iran visant à apaiser les tensions au Moyen-Orient; deuxièmement, des chiffres de l’emploi privé américain inférieurs aux attentes», explique Kathleen Brooks.

«Depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, les métaux précieux n’ont pas joué leur rôle de valeur refuge», les investisseurs les cédant au contraire pour se procurer des liquidités, et donc «ils ont eu tendance à progresser lorsque la situation s’améliorait», note-t-elle.

Par ailleurs, les chiffres décevants sur l’emploi américain «réduisent la probabilité d’un relèvement des taux par la Réserve fédérale en septembre», ajoute-t-elle. Tout relèvement des taux est préjudiciable à l’or, qui ne génère pas d’intérêt car les investisseurs se tournent vers des actifs plus rémunérateurs.

La monnaie japonaise était stable à 157,78 yens pour un dollar, quelques jours après une intervention conjointe de Tokyo et Washington sur le marché des changes pour doper sa valeur.

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