Marchés en Asie: l’optimisme sur le Moyen-Orient soutient les Bourses

AWP

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A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a clôturé en hausse de 3,66% à 66’300,44 points, et l’indice élargi Topix a gagné 2,13% à 4046,17 points.

Les Bourses asiatiques ont fortement grimpé mercredi tandis que les cours du pétrole accentuent leur repli sous les 80 dollars le baril, dans des marchés portés par l’espoir d’une détente au Moyen-Orient et de l’aboutissement de pourparlers entre Washington et Téhéran.

Les cours de l’or noir continuent de s’enfoncer sous la barre symbolique des 80 dollars le baril dans un marché suspendu aux développements au Moyen-Orient, susceptibles de relancer la circulation dans le crucial détroit d’Ormuz.

Washington a dit espérer mardi la conclusion rapide d’un accord pour rouvrir ce détroit stratégique où transitait avant le conflit un cinquième du brut mondial, mais qui se trouve de nouveau verrouillé par l’Iran depuis la reprise des hostilités entre l’Iran et les Etats-Unis ces dernières semaines.

Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a souligné mardi des «progrès» dans les négociations avec l’Iran et Oman, dont les côtes bordent le détroit. «Aucun accord définitif n’a encore été conclu. Nous espérons que cela se fera très prochainement», a-t-il ajouté.

Le ministre des Finances Scott Bessent a lui parlé d’un accord «aujourd’hui ou demain (mercredi)» pour «rouvrir» le détroit. Il n’en a pas fallu plus pour faire dégringoler les cours du pétrole mardi.

Mercredi vers 06h30 GMT, le prix du baril de WTI nord-américain continuait de reculer de 0,73% à 75,22 dollars. Celui du baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, cédait lui 0,48% à 78,98 dollars.

«Maintenant que les passions se sont quelque peu calmées de part et d’autre, il est peut-être possible de parvenir à un accord. Je m’attends toujours à ce qu’un mauvais accord finisse par être conclu, qui permettra aux États-Unis de revendiquer une forme de victoire, mais laissera de nombreuses questions en suspens» commente Robert Yawger, de Mizuho Securities USA, cité par Bloomberg.

Dans l’immédiat, un certain attentisme s’installait sur les marchés.

«Dans l’ensemble, les marchés s’efforcent de faire abstraction d’une éventuelle résurgence du conflit pour se concentrer sur l’issue finale» et «jusqu’à présent, l’impact sur les prix du pétrole s’est révélé plus modéré que ne le laissaient présager les perturbations annoncées de l’offre», complète dans une note Michael Wan, analyste de la banque MUFG.

«Cette résilience du système s’explique en partie par une baisse des importations de pétrole de la Chine bien plus marquée que prévu (...) toutefois, des chocs ultérieurs sont assurément à prévoir», prévient-il.

Enthousiasme des Bourses

Dans la foulée de Wall Street, les Bourses asiatiques grimpaient sur fond de reflux des cours énergétiques, avec l’espoir que cela apaise les tensions inflationnistes susceptibles d’accélérer les durcissements de politique monétaire et de peser sur l’économie.

A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a clôturé en hausse de 3,66% à 66’300,44 points, et l’indice élargi Topix a gagné 2,13% à 4046,17 points.

A Séoul, l’indice Kospi a bondi en clôture de 3,76%. La Bourse de Sydney a grappillé 0,90%, celle de Taipei a pris 2,88%.

Et vers 06h30 GMT, l’indice honkongais Hang Seng progressait de 0,21%.

Les valeurs technologiques, poids lourds des indices au Japon et en Corée du Sud, se renforçaient particulièrement, à l’image des titres du secteur la veille aux Etats-Unis dans la foulée de solides résultats financiers.

«Les cours du pétrole brut ont reculé en raison des perspectives de réouverture des voies maritimes dans le détroit d’Ormuz», de quoi encourager «une vague d’achat sur le marché japonais, dans le sillage de la tendance positive observée aux États-Unis», notent les experts de Monex Securities.

Le yen reste ferme

La devise japonaise continuait de maintenir l’essentiel de ses gains, dans la foulée de l’intervention conjointe des Etats-Unis et du Japon vendredi dernier pour doper sa valeur.

Vers 06h30 GMT, elle s’échangeait à 157,74 yens pour un dollar.

La devise avait récemment glissé à son plus bas niveau en 40 ans face au billet vert à presque 164 yens pour un dollars, plombé par l’écart des taux d’intérêts au Japon et aux Etats-Unis.

Tokyo et Washington ont assuré lundi être prêts à soutenir à nouveau la devise si besoin: de l’avis des analystes, les Etats-Unis ont intérêt à renforcer le yen pour rééquilibrer les échanges, éviter des déstabilisations financières et dissuader le Japon de vendre massivement la dette américaine qu’il détient.

 

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