Les marchés avancent après des résultats d’entreprises

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En Europe, Francfort monte de 1,35%, Milan de 1,17%, Madrid de 1,21% et Londres grappille 0,19%. Paris progresse de 1,06%, malgré les tensions persistantes sur la dette française.

Les bourses mondiales progressent mercredi, après une série de résultats d’entreprises, se félicitant notamment des premiers bénéfices de SpaceX qui rassurent les marchés sur les valeurs liées à l’IA.

A New York, vers 15H50 GMT, le Nasdaq, à forte coloration technologique, prenait 1,14%, l’indice élargi S&P 500 gagnait 0,53% et le Dow Jones, composé de valeurs plus traditionnelles, grimpait de 0,26%.

Le groupe SpaceX du multimilliardaire Elon Musk a annoncé mardi soir un bénéfice net de 4,4 milliards de dollars au troisième trimestre, le premier de son histoire. Il le doit en grande partie à la location de ses centres de données à d’autres entreprises d’IA, dont Anthropic.

Cette annonce a fait bondir son action à New York, qui gagnait 10,64% vers 15H50 GMT. Elon Musk a jugé qu’une fusion entre SpaceX et Tesla, l’autre grande entreprise qu’il dirige, serait une «bonne idée».

Ces résultats sont à même de rassurer sur la capacité des entreprises d’IA à générer de la rentabilité, une interrogation majeure des marchés ces derniers temps, à quelques heures de la publication des résultats de Meta.

Dans la foulée, les entreprises de semi-conducteurs et de puces électroniques, qui sont les principales bénéficiaires des investissements massifs des géants de la tech dans l’IA, grimpent partout.

A New York, Broadcom gagnait 0,84%, Micron 1,76% et Nvidia 1,83%. En Europe, ASML a pris 2,64%, STMicroelectronics 2,55% et Infineon 2,02%. Legrand, fournisseur d’équipements pour les centres de données, gagnait 3,14% et Siemens Energy 2,55%.

Le spécialiste des centres de données Super Micro Computer a lui relevé ses prévisions trimestrielles de chiffre d’affaires du fait d’une demande toujours plus soutenue pour les serveurs, son action s’envolant de 9,16%.

Netflix, en revanche, cédait 4,64% après avoir revu à la baisse ses ambitions publicitaires, sur lesquelles il compte pourtant pour se relancer.

Résultats en cascade en Europe

En Europe, les bourses ont fini en hausse après, là aussi, des résultats d’entreprises. Francfort a pris 1,35%, Milan 1,17%, Madrid 1,21% et Londres 0,19%. Paris a gagné 1,06%.

EssilorLuxottica s’est envolé de 15,48% à Paris. Partenaire de Meta pour les lunettes connectées Ray-Ban Meta, le groupe a annoncé une hausse de 20% des ventes de ces lunettes au troisième trimestre.

A Francfort, l’équipementier sportif allemand Adidas (+1,68%) a relevé mardi ses prévisions de bénéfice pour 2026 après avoir enregistré au troisième trimestre des résultats record grâce au remboursement d’environ 200 millions d’euros de droits de douane aux Etats-Unis.

Les bénéfices des entreprises de l’indice paneuropéen Stoxx 600 sont attendus en hausse de 20,7% sur un an au troisième trimestre.

«Ce rythme serait légèrement inférieur aux 24% du deuxième trimestre, mais il compterait toujours parmi les plus fortes croissances des bénéfices de ces dernières années», détaillent les stratèges de la banque UBS.

La dette française dépasse les 5%

Le taux d’emprunt français à échéance dix ans évoluait dans les derniers échanges de la séance obligataire à 5,006%, contre 4,928% la veille en clôture. C’est la première fois depuis 2002 qu’il dépasse ce seuil symbolique.

«La France est considérée comme le pays le plus à risque sur le plan budgétaire et souffre d’autant plus de la hausse mondiale des taux», explique à l’AFP Patrick Barbe, responsable obligataire chez Neuberger.

Les marchés doutent depuis plusieurs semaines de la situation budgétaire française, avec une dette et un déficit publics parmi les plus hauts en Europe, sur fond de débat politique tendu autour du projet de budget 2027 et d’incertitudes liées à l’élection présidentielle.

Le pétrole stable

Vers 15H50 GMT, le baril de pétrole Brent prenait 0,33%, à 109,15 dollars, et celui de WTI cédait 0,11%, à 97,71 dollars.

Selon les données de la plateforme Kpler, les exportations totales, incluant les itinéraires alternatifs contournant Ormuz, ont dépassé 24 millions de barils par jour au cours de la semaine se terminant le 18 octobre, contre 23,3 millions avant la guerre au Moyen-Orient.

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