Le pétrole souffle après l’exemption des automobiles des droits de douane américains

AWP/AFP

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Vers 12h20, le Brent prend 0,04% à 69,33 dollars et le WTI gagne 0,08% à 66,36 dollars.

Les cours du pétrole se stabilisent jeudi, le marché percevant comme positif l’exemption par Donald Trump des droits de douane sur le secteur automobile du Canada et du Mexique.

L’industrie automobile sera exemptée pendant un mois des droits de douane imposés par Donald Trump dans ces deux pays afin d’évite  «les désavantages économiques» pour les constructeurs américains, a annoncé mercredi Washington.

Et «le président est ouvert à la possibilité d’autres exemptions», a assuré devant la presse la porte-parole de la Maison-Blanche Karoline Leavitt.

«Cela pourrait apporter un certain soutien au marché pétrolier en apaisant les tensions commerciales et en atténuant les perturbations» sur le marché, et peut-être ouvrir la voie à un retrait des 10% de droits de douane sur les importations d’énergie, a expliqué Terence Hove, analyste du courtier Exness.

Vers 12h20, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, prenait 0,04% à 69,33 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en avril, gagnait 0,08% à 66,36 dollars.

L’or noir s’échange tout de même à des niveaux particulièrement faibles en comparaison à ceux des derniers mois, le Brent ayant touché son cours le plus bas en séance depuis décembre 2021 mercredi, à 68,33 dollars.

«Cela exprime la peur du marché que les droits de douane marquent le début d’une ère de guerre commerciale plus large», a estimé Jorge Leon auprès de l’AFP, avec des répercussions négatives sur la croissance économique et sur la demande de pétrole.

En dehors des incertitudes sur le «déluge de tarifs douaniers de Trump», selon Helge André Martinsen et Tobias Ingebrigtsen, analystes chez DNB, le marché s’inquiète de la décision de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) d’augmenter leur production à partir du mois d’avril.

«L’Opep+ a modifié ses priorités», privilégiant pour l’instant la politique au cours du baril, a jugé Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB. Pour lui, même si le cours de l’or noir peut rebondir à court terme, il est «très difficile de se détourner des signaux que l’Opep+ vient d’envoyer au marché».

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