Les cours du pétrole progressent légèrement vendredi, le marché ne voyant pas d’issue rapide à la guerre au Moyen-Orient qui continue de perturber les exportations d’or noir en provenance du Golfe.
Vers 11H45 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, gagnait 0,21% à 87,25 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, prenait 0,69% à 81,81 dollars.
Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a menacé jeudi l’Iran d’un isolement économique «comme le monde n’en a jamais vu», nouveau signe d’un durcissement de Washington, qui promettait pourtant début août un accord imminent pour rouvrir le détroit d’Ormuz.
La baisse de la demande, notamment en Chine, le recours aux réserves, et les voies de contournement du détroit d’Ormuz pour exporter du pétrole, permettent d’éviter une flambée des cours.
Mais tant que le conflit perdure, le baril reste soumis à une pression haussière des prix, avec une prime de risque plus élevée et des perturbations persistantes du flux maritime.
Les Emirats arabes unis ont notamment condamné vendredi une attaque contre deux navires affiliés à la compagnie pétrolière publique Adnoc qui franchissaient le détroit d’Ormuz, accusant les Gardiens de la Révolution iraniens d’»acte de piraterie».
Les Etats-Unis affirment avoir le contrôle de ce passage maritime stratégique, et selon un message sur les réseaux sociaux du ministre américain de l’Energie, Chris Wright, «près de 9 millions de barils par jour» quittent le Golfe en passant par le détroit d’Ormuz.
«C’est environ deux fois plus de pétrole que n’en estiment la plupart des analystes indépendants qui surveillent le trafic dans le détroit», tempère Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Par ailleurs, «la situation sur le marché européen du gaz est actuellement plus tendue que sur le marché pétrolier», assure Norman Liebke, de Commerzbank.
Les exportations du Qatar, un des plus grands exportateurs de gaz naturel liquéfié au monde, restent «coupées» par la guerre au Moyen-Orient, souligne l’analyste.
Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne du gaz, prenait 1,28%, à 61,18 euros le mégawattheure.