Le pétrole oscille entre diplomatie et risque au Moyen-Orient

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Vers 12h35, le Brent affiche un gain de 0,41% à 98,69 dollars et le WTI une appréciation de 0,52% à 90,99 dollars.

Les cours du pétrole hésitent vendredi, partagés entre la tendance baissière de cette semaine avec de nouveaux efforts diplomatiques au Moyen-Orient et le risque que les Etats-Unis reprennent leurs frappes contre l’Iran.

Vers 11h35 GMT (12h35 HEC), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en janvier, prenait 0,41% à 98,69 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en décembre, gagnait 0,52% à 90,99 dollars.

Le président américain Donald Trump et l’émir du Qatar Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani ont «discuté des efforts diplomatiques visant à réduire les tensions dans la région», a rapporté le bureau de l’émir dans un communiqué vendredi.

Les tractations diplomatiques impliquant Téhéran et Washington se sont récemment intensifiées sous l’égide du médiateur qatari et ont fait chuter les cours du pétrole sous la barre des 100 dollars cette semaine.

«L’écart entre les deux parties reste considérable» pour atteindre un accord, tempère Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management qui estime à 30% la probabilité que les Etats-Unis et l’Iran atteignent un accord qui conduirait à la réouverture du détroit d’Ormuz.

Les autres alternatives seraient un statu quo, ou de nouvelles frappes.

«Je préférerais ne pas détruire le reste du pays si possible, mais il faudra peut-être que je le fasse. Vous le saurez bien assez tôt», a déclaré Donald Trump à des journalistes dans le Bureau ovale de la Maison Blanche.

Le transport maritime continue d’être la cible d’attaques dans la région du détroit d’Ormuz. Les forces armées iraniennes ont affirmé jeudi que cinq pétroliers et un remorqueur y avaient pris feu.

Les volumes d’or noir en provenance du Golfe sont plutôt élevés et ont presque recouvré leurs niveaux d’avant-guerre ces dernières semaines.

Selon un document de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, la part totale du fret et de l’assurance pour les très grands pétroliers en provenance du Moyen-Orient à destination de l’Asie de l’Est s’élevait en moyenne à 30% du coût total fin octobre contre environ 5% fin janvier (avant la guerre).

Ces coûts supplémentaires expliquent en grande partie les prix élevés malgré des volumes d’or noir en provenance du Golfe «stables et relativement élevés» ces dernières semaines, expliquent les analystes de DNB Carnegie.

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