Le budget italien met la Bourse suisse sous pression

AWP

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Les financières sont particulièrement touchées. Le franc également.

Les marchés européens, et parmi eux la Bourse suisse, étaient sous pression vendredi à la mi-journée. Les milieux financiers évoquent les turbulences en Italie, où le rendement des titres à taux fixes a une nouvelle fois pris l’ascenseur, et où la cotation de plusieurs actions bancaires a été momentanément suspendue.

Au terme d’un dur et long bras de fer avec le ministre modéré des finances, Giovanni Tria, qui plaidait pour un déficit à 1,6% pour éviter toute tension, le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) et la Ligue (extrême droite), au pouvoir à Rome, ont obtenu gain de cause. Le déficit public atteindra 2,4% en 2019 - alors que le précédent gouvernement de centre-gauche visait 0,8% - et le même chiffre en 2020 et 2021.

Qualifié de «raisonnable et courageux» par le chef du gouvernement Giuseppe Conte, le projet de budget fait en revanche grincer des dents à Bruxelles, alors que l’Italie ploie sous une dette de 2300 milliards d’euros. Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici a d’ores et déjà estimé qu’il paraissait «hors des clous» des règles européennes.

Le SMI a brièvement plongé de près de 0,70%, passant sous la barre des 9050 points, après avoir défendu celle des 9100 pendant une bonne partie de la matinée. Sur le marché des devises également, l’inquiétude était tangible. Le franc s’est de nouveau apprécié face à l’euro et est repassé brièvement sous la marque de 1,13.

Les financières étaient particulièrement sous pression. Dans le wagon de queue des valeurs SMI/SLI, Julius Bär (-4,7%) tenait la lanterne rouge sur le coup de 12h50, derrière les grandes banques UBS et Credit Suisse (-3,1% chacune).

Le développeur de logiciels bancaires Temenos (-2,7%) étaient également à la peine, à l’instar des assureurs Swiss Life (-1,6%), Zurich Insurance (-1,3%) et Swiss Re (-1,2%). Seul le gestionnaire d’actifs Partners Group (-0,7%) tirait son épingle du jeu.

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