Valoriser le capital immatériel des entreprises innovantes

Présélection prix Turgot

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Attali B., Ouziel J., Trigano G., Bellanger S., RB Edition.

Les auteurs sont experts financiers, avocats d’affaires et formateurs.

L'avis du Club de présélection du prix Turgot
J-J.Pluchart

L’évaluation des entreprises constitue une des problématiques majeures de l’économie «post-covid». La chute de la rentabilité, l’envolée de l’endettement et la dématérialisation accélérée des processus des PME françaises, entraîneront les refinancements, les regroupements ou les faillites de nombreuses d’entre elles. Ces opérations donneront lieu à des évaluations de leurs actifs et passifs, qui s’avèreront d’autant plus fréquentes et difficiles que les PME non rentables (dites «zombies») représentaient déjà plus de 15% de l’ensemble des entreprises françaises avant la crise. Or, les méthodes conventionnelles sont de moins en moins adaptées à des entreprises confrontées à des environnements «volatiles, incertains, complexes et ambigus» (syndrome VUCA). 

Les analystes s’efforcent d’engager des processus d’évaluation à la fois multi-méthodes, itératifs et dynamiques de valorisation. Ils font notamment appel à des notations (scorings) des compétences des entrepreneurs et des managers, des capacités dynamiques des équipes, de la soutenabilité des modèles d’affaires, de la conformité des procédures, de l’agilité des systèmes d’information et de l’acceptabilité des externalités sociales, sociétales et environnementales des activités productives. Afin de concilier ces paramètres, l’évaluation s’inscrit dans un processus d’apprentissage par des simulations, des combinaisons et des négociations collectives visant à transformer une valeur stratégique en prix négocié. Ce processus est parfois organisé suivant un graphe MPM (Méthode des Potentiels Méta) qui tend à réduire l’asymétrie d’information entre les parties prenantes actuelles et futures de l’entreprise évaluée. Parmi les nouvelles méthodes, celle de la reference Value est basée sur le modèle DCF avec des cash flows inflatés à un taux de croissance moyen du secteur, corrigé par un rating IR (qualité des actifs immatériels) et un rating SR (soutenabilité des avantages stratégiques). Le rating IR évalue 4 actifs pondérés (humain, savoir, marque, clients). Le taux d’actualisation retenu est établi à partir des ratings IR, FR (résultat financier), ER (contexte économique) et DR (transparence des données).