Agir face aux dérèglements du monde

Présélection prix Turgot

1 minutes de lecture

Par 26 économistes français, Editions Odile Jacob.

L'avis du Club de présélection du prix Turgot
Dominique Chesneau

Les 22 lauréats du Prix du meilleur jeune économiste livrent dans cet ouvrage leur perception, leur compréhension, leurs analyses et leurs propositions de ce que pourrait être ou devrait être l’avenir du monde. Tous sont des chercheurs «à la pointe» dans leurs domaines et certains d’entre eux ont été des figures de proue dans les évolutions récentes de la science économique. Par ailleurs, tous s’intéressent de près à la chose publique et contribuent activement aux débats de politique économique.

Ils abordent les sujets qui devront être traités après la crise de la COVID: réexaminer les réseaux de relation inter firmes afin de comprendre les effets probables d’une diversification des chaines de production, approfondir le rôle structurant des oligopoles mondiaux; s’intéresser aux rapports entre l’accélération des progrès technologiques dans l’après-crise et la dynamique induite sur le prix du travail et aux nouvelles inégalités que cela peut induire, réévaluer l’impact du risque des évènements extrêmes sur les politiques de long terme; intégrer l’importance de l’acceptabilité politique des réformes de vaste ampleur imposées par les défis environnementaux et climatiques sans oublier d’autres tendances lourdes telles que les bouleversements que vont apporter les bouleversements que vont apporter la révolution numérique, l’extension du travail à distance, la diffusion du génie génétique et de l’intelligence artificielle dans les processus d’innovation et les stratégies organisationnelles des entreprises.

Ces chapitres proviennent d’entretiens avec les auteurs, écrits ensuite par une journaliste du monde ce qui contribue à la lisibilité de l’ouvrage.

Par nature tous les auteurs sont jeunes et ils n’hésitent pas à remettre en cause les méthodologies, les hypothèses et les résultats produits par leurs ainés. Ils expliquent les idées qui ont été fausses ou qui le sont devenues. 

Alors que presque tous sont des mathématiciens chevronnés et que les données disponibles n’ont jamais été aussi nombreuses, ils convergent tous vers l’idée que la science économique doit reprendre conscience qu’elle appartient aux domaines des sciences humaines avec lesquelles elles doivent interagir. 

Les chapitres sont courts, denses et disjoints. La lecture n’en est que plus aisée.