UBS a dégagé au deuxième trimestre un bénéfice net de 2,80 milliards de dollars (2,29 milliards de francs), en hausse de 17% sur un an. Le produit d’exploitation a enflé de 13,1% à 13,7 milliards.
A l’instar de ses consoeurs américaines, la banque aux trois clés a pu compter sur sa banque d’affaires pour alimenter sa performance, avec un résultat avant impôts multiplié par deux à 1,15 milliard.
Traditionnel coeur de métier de la banque aux trois clés, la gestion de fortune a enregistré des afflux nets d’argent frais de 35,5 milliards, dégageant un résultat étoffé d’une nonantaine de millions à 1,88 milliard. Aux Etats-Unis, cette activité demeure affectée par une importante rotation dans les équipes de conseillers à la clientèle, mais la direction assure avoir adopté des mesures pour pérenniser des afflux d’argent frais, particulièrement volatiles dernièrement.
La performance avant impôts dans la banque de détail avec des clients privés ou commerciaux a progressé de près d’un quart à 857 millions, quand celle dans la gestion d’actifs a décollé de près de 40% à 214 millions, égraine le rapport trimestriel diffusé mercredi.
Les pertes dans la banque de défaisance regroupant les activités que le groupe compte abandonner se sont amenuisées à 203 millions, contre 250 millions un an plus tôt.
Le bénéfice avant impôts au niveau du groupe a explosé de près de deux tiers à 3,59 milliards.
Surprise presque attendue
La performance s’avère meilleure qu’escompté par les analystes consultés par AWP à tous égards. Le produit d’exploitation n’était pas attendu au-delà de 13,4 milliards et le bénéfice net au-dessus de 2,68 milliards.
Les analystes applaudissent une nouvelle copie trimestrielle convaincante rendue par le numéro un bancaire helvétique.
A la Banque cantonale de Zurich, Ausano Cajrati Crivelli note que s’ils ne sauraient être considérés comme des gains récurrents, les généreux revenus de la banque d’affaires constituent néanmoins une manne bienvenue. L’analyste apprécie en outre la diligence avec laquelle est menée l’intégration de Credit Suisse, mais considère le cours de l’action approprié et confirme conséquemment la recommandation «pondéré au marché».
Andreas Venditti, chez Vontobel, rappelle que le titre UBS avait déjà gagné 28% sur les trois derniers mois, en anticipation justement de résultats robustes.
Navigation à vue
Sans s’aventurer sur le terrain des perspectives quantifiées, UBS laisse augurer pour le troisième trimestre une modeste progression des revenus d’intérêt dans la gestion de fortune mondiale. Ceux dans la banque de détail risquent de stagner, voire de progresser marginalement.
Mercredi, la nominative UBS a clôturé à 42,82 francs, dans un SMI en retrait de 0,58%.
Les effectifs passent sous 100’000 employés
Le géant bancaire UBS a progressé au deuxième trimestre dans son chantier d’intégration de feue sa rivale Credit Suisse. Les effectifs notamment se sont amenuisés à 99’085 équivalents plein-temps à fin juin, contre encore 101’594 trois mois plus tôt.
Les mesures se sont traduites par des économies pérennes brutes à hauteur de 1,1 milliard de dollars sur le seul deuxième trimestre. L’établissement aux trois clés assure mercredi au détour de ses résultats trimestriels être en bonne voie pour réaliser des économies récurrentes à hauteur de 13,5 milliards de dollars.
La dernière grande banque du pays indique avoir cessé d’utiliser 90% des applications et infrastructures techniques de l’ancienne banque aux deux voiles, dont 70% ont par ailleurs été mis hors service.