L’assureur britannique Aviva envisage une vente de ses activités en France

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Aviva indique «être en train d’explorer les options à travers notre portefeuille, notamment en France, en Pologne, ce qu’il reste en Italie et nos sociétés communes».

L’assureur britannique Aviva a annoncé jeudi réfléchir à une cession de ses activités en France dans le cadre d’une réorganisation à l’international, et veut récompenser dans la durée ses actionnaires malgré les incertitudes de la pandémie.

Aviva indique dans un communiqué «être en train d’explorer les options à travers notre portefeuille, notamment en France, en Pologne, ce qu’il reste en Italie et nos sociétés communes».

Cette annonce est dans le droit fil de la stratégie énoncée en août par la nouvelle patronne Amanda Blanc.

Elle veut qu’Aviva se concentre sur ses activités au Royaume-Uni, en Irlande et au Canada, ce qui passe par un désengagement de marchés à l’international surtout en Europe continentale et en Asie.

Le groupe a déjà annoncé des cessions récemment pour 2 milliards de livres en cédant le contrôle d’Aviva Singapour et Aviva Vita, spécialisé dans l’assurance vie en Italie.

Des cessions de sociétés communes en Indonésie et à Hong Kong sont également en cours.

En France, Aviva distribue une vaste gamme de produits d’assurance. En assurance vie, l’assureur est notamment le partenaire de l’Association française d’épargne et de retraite (Afer), première fédération d’épargnants dans le pays.

La possible cession d’Aviva France avait ému plusieurs parlementaires français en octobre, après les annonces de la maison-mère de réduire la voilure à l’international.

Une source proche des discussions avait alors affirmé à l’AFP qu’un consortium formé par l’assureur allemand Allianz et le fonds d’investissement américain Apollo, avait déposé une offre pour la reprise d’Aviva France.

Par ailleurs, Aviva assure que son activité a résisté au cours des neuf premiers mois de l’année, surtout grâce au Royaume-Uni, à l’Irlande et au Canade, que ce soit dans l’assurance ou la gestion d’actifs.

Le groupe ne donne pas d’indications sur sa rentabilité pour le troisième trimestre, après avoir vu son bénéfice net plonger au premier semestre en raison d’une hausse des indemnisations liées à la pandémie.

Il ajoute que l’impact sur son activité au quatrième trimestre des reconfinements «reste incertain», mais l’assureur ne prévoit pas de hausse majeure des demandes d’indemnisations de la part d’entreprises qui doivent fermer.

Aviva, qui avait annoncé en août un retour du dividende après l’avoir suspendu en avril, confirme enfin qu’il compte récompenser sur la durée ses actionnaires, qui s’interrogent de longue date sur la cohérence et la stratégie du groupe.

Il compte verser un dividende total de 21 pence par action au titre de 2020, soit un tiers de moins qu’avant la crise sanitaire, et l’augmenter de jusqu’à 5% pour les années suivantes.

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