Crédit Agricole vise un bénéfice de plus de 5 milliards en 2022

AWP

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Dans son nouveau plan stratégique, l’entité cotée du groupe bancaire mutualiste se fixe un «objectif de rentabilité amélioré et sécurisé».

Crédit Agricole, entité cotée du groupe bancaire mutualiste, a dévoilé jeudi son nouveau plan stratégique. Sur cette base, l’établissement français vise une croissance du bénéfice net de plus de 3% par an pour dépasser les 5 milliards d’euros en 2022, contre 4,4 milliards en 2018.

La banque, qui se fixe un «objectif de rentabilité amélioré et sécurisé», relève son objectif de rentabilité de fonds propres (ROTE) à plus de 11% en se plaçant dans une hypothèse de remontée du coût du risque sur fond de taux d’intérêt encore bas.

Comptant sur son modèle d’affaires diversifié, Crédit Agricole table également sur une amélioration de l’efficacité de son activité avec une diminution de plus de 2 points de son coefficient d’exploitation - le rapport entre les charges et le revenu - pour passer sous la barre des 60% d’ici 2022. Plus cet indicateur est bas, plus l’activité est prospère.

En termes de solvabilité, la banque envisage au niveau du groupe Crédit Agricole, soit caisses régionales incluses, d’afficher un ratio de CET1 supérieur à 16%, largement au-dessus des exigences réglementaires. Cet indicateur clé permet de mesurer si la banque dispose de fonds propres suffisants par rapport aux engagements et crédits qu’elle a consentis. Ramené uniquement à Crédit Agricole SA, le ratio de solvabilité cible est de 11%.

Trois leviers de croissance

Pour parvenir à ces objectifs financiers, Crédit Agricole décline trois leviers. Le groupe se veut tout d’abord conquérant commercialement sur tous ses marchés, en pariant notamment sur les services de paiements avec 450 millions d’euros investis entre 2019 et 2022. Il entend ensuite dégager 1,3 milliard de revenus au travers de «synergies» entre ses entités - des revenus supplémentaires tirés de ventes croisées par plusieurs entités du groupe - pour atteindre 10 milliards d’euros en 2022.

L’assurance et les services financiers spécialisés en seront les fers de lance, avec respectivement un objectif de 800 millions d’euros de revenus et de 300 millions en crédit à la consommation et crédit-bail. Enfin l’investissement technologique sera conséquent sur la période: 15 milliards d’euros seront alloués à l’informatique sur quatre ans pour convertir le groupe au numérique.

Le mastodonte mutualiste, qui revendique la position de dixième banque mondiale, souhaite par ailleurs «mobiliser le groupe autour d’une stratégie climat commune» en ligne avec les Accords de Paris. Celle-ci sera certifiée par un organisme tiers et publiée en 2020, précise-t-il. Parmi les engagements environnementaux annoncés, la sortie «du charbon thermique en 2030 dans l’UE et l’OCDE» ou le financement d’un projet d’énergies renouvelables sur trois en France.

Les critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) seront aussi désormais pris en compte dans 100% des fonds gérés par sa filiale de gestion d’actifs Amundi, poids lourd mondial du secteur, et 100% des nouveaux investissements de Crédit Agricole Assurances, l’un des premiers assureurs de France.

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