L’internationalisation reste cruciale pour les entreprises suisses

Communiqué, Commerzbank

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Pour 90% des entreprises, la numérisation dans le commerce extérieur est un moteur essentiel, selon une étude de Commerzbank.

L’économie suisse résiste aux crises actuelles sur la scène internationale et mise encore et toujours sur l’internationalisation: d’après les résultats de l’étude UnternehmerPerspektiven «Les marchés sont-ils sûrs? Gérer les risques dans le commerce international», pour laquelle la Commerzbank Suisse a interrogé plus de 100 entreprises en Suisse alémanique, 64% des entreprises exercent des activités à l’étranger. «Les entreprises suisses ont un ancrage très fort sur les marchés internationaux», commente Marc Steinkat, CEO de la Commerzbank Suisse. Et d’ajouter: «Le commerce extérieur revêt une grande importance pour les entreprises suisses. Même en période de crise, elles gardent leur agilité et parviennent à mettre à profit de puissants catalyseurs à l’international.»

Parmi les entreprises interrogées, 90% estiment que le facteur qui dynamise le plus le commerce international est la numérisation, mais 83% voient également une opportunité dans la compétitivité élevée des produits suisses. Aux yeux de 79%, l’innovation dans les produits ou les modèles d’affaires peut en outre créer des débouchés internationaux. Les entreprises suisses témoignent ainsi d’un état d’esprit plus progressiste que leurs voisines allemandes, qui sont seulement 75% à attribuer un rôle à la numérisation dans le commerce international.

Face aux turbulences, les entreprises suisses
sont plus optimistes que les allemandes.

Les troubles géopolitiques actuels bouleversent l’environnement des relations commerciales internationales. 44% des entreprises s’attendent ainsi à ce que les conflits commerciaux mondiaux affectent les activités économiques, de même que les sanctions et le Brexit (36% pour chacun de ces facteurs). La comparaison avec l’Allemagne révèle toutefois que les Suisses envisagent l’avenir avec un plus grand optimisme. En Allemagne, deux tiers des entreprises (68%) prévoient une détérioration de la conjoncture, contre environ la moitié seulement en Suisse (52%). La crise dite du diesel, c’est-à-dire le scandale qui a secoué le secteur automobile allemand au sujet des émissions de ces moteurs, produit également un effet beaucoup plus ténu en Suisse.

Nouveaux marchés étrangers et opportunités de vente
supplémentaires en ligne de mire.

Dans leur majorité, les entreprises suisses adoptent une réaction expansive à l’évolution de l’environnement. 54% partent à la conquête de nouveaux marchés étrangers, et ce faisant, 29% s’intéressent aussi aux pays émergents. À l’opposé, plus d’un tiers (39%) choisissent de donner la priorité à la Suisse. Cette concentration sur le marché intérieur est moins prononcée en Allemagne (33%) et en Autriche (20%). Les entreprises suisses attestent également de profils diversifiés en ce qui concerne l’adaptation de leur stratégie commerciale: les nouvelles possibilités de vente (85%), la numérisation (81%) et les innovations (78%) occupent le sommet du classement, mais en même temps, les entreprises mettent l’accent sur leurs produits clés (72%) et ajustent leurs prix et leurs calculs (79%).

Les partenaires bancaires et le monde politique
appelés à la rescousse pour gérer les difficultés.

Dans le commerce extérieur, les entreprises sont surtout confrontées à des difficultés opérationnelles: les fluctuations monétaires et les risques de change (87%) leur posent le plus de problèmes, suivis par les exigences administratives (79%). D’autres obstacles résident dans les droits de douane (71%) et les fluctuations de prix des matières premières (70%). Les entreprises souhaiteraient que les banques les aident à relever ces défis à travers une numérisation accrue des opérations (48%) et la mise en œuvre des prescriptions réglementaires (44%). Elles aspirent à un conseil personnalisé, par exemple, dans l’établissement de relations avec des partenaires commerciaux sur place.

Les entreprises en appellent par ailleurs à la responsabilité du monde politique. Elles considèrent notamment que les élus devraient s’engager davantage en faveur de bonnes relations économiques avec l’Union européenne (81%) et avec le Royaume-Uni (77%). Elles soulignent enfin certains sujets classiques, comme la protection de la propriété intellectuelle (66%) et la lutte contre la corruption à l’étranger (63%).

«Un constat essentiel pour nous, dans notre rôle de banque, est qu’il n’existe pas de recette miracle pour surmonter les remous économiques et politiques», affirme Mark Steinkat. «C’est pourquoi nous nous donnons pour mission de contribuer à l’élaboration de solutions individuelles. Les entreprises suisses doivent pouvoir continuer à saisir leur chance sur les marchés mondiaux.»