LSE stimulé par les indices et la compensation

AWP

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L’an dernier, le groupe qui gère les Bourses de Londres et de Milan a dégagé un bénéfice net de 505 millions de livres, contre 152 millions en 2016.

Le groupe boursier britannique London Stock Exchange (LSE) a fait état vendredi d’un triplement de son bénéfice net en 2017, dopé par la solidité de ses activités d’indices Russell et de chambre de compensation LCH.

L’entreprise, qui tente de sortir d’une crise de gouvernance, a assuré par ailleurs que la recherche d’un nouveau directeur général pour succéder au français Xavier Rollet «progressait» avec «plusieurs candidats très qualifiés».

L’an passé, le groupe qui gère les Bourses de Londres et de Milan a dégagé un bénéfice net de 505 millions de livres (570 millions d’euros), contre 152 millions en 2016.

Son chiffre d’affaires a grimpé de 17% à 1,768 milliard de livres (2 milliards d’euros) et son bénéfice opérationnel de 47% à 626 millions de livres.

Le groupe a fait état notamment d’une progression d’un quart des revenus de ses activités d’informations aux marchés, qui comprennent les indices FTSE Russell, et de plus de 20% de ses activités de compensation (activité qui garantit la réalisation des échanges sur les marchés), via sa filiale LCH.

L’activité traditionnelle d’opérateur de marché, à savoir les échanges boursiers et les levées de fonds, n’a en revanche vu ses revenus augmenter que de 6%, bien qu’elle ait profité d’un rebond des émissions d’actions sur le marché britannique en 2017 après une année 2016 plombée par le vote pour le Brexit.

«Nous avons continué d’étendre notre présence mondiale, notamment en Asie et aux Etats-Unis. Nous avons aussi effectué des acquisitions ciblées (dont) l’augmentation de notre majorité au capital de LCH, les achats du groupe d’informations financières sur les entreprises Mergent et du fournisseur d’indices de titres à revenu fixe Yield Book», a énuméré le groupe basé à Londres.

Le LSE a en outre intégré dans ses comptes un gain exceptionnel de 142 millions de livres lié à l’adoption de la baisse d’impôt sur les sociétés voulue par le président Donald Trump aux Etats-Unis en décembre dernier.

Le groupe n’a pas fourni davantage de détails sur sa gouvernance, alors qu’il cherche à sortir d’une crise démarrée au lendemain de l’annonce surprise du départ de son directeur général d’alors, le Français Xavier Rolet, le 19 octobre.

Un actionnaire important du LSE avec quelque 5% du capital, TCI, était alors intervenu pour demander le maintien de M. Rolet et le renvoi du président Donald Brydon accusé d’avoir provoqué le départ du Français. Après plusieurs rebondissements, une assemblée générale des actionnaires a rejeté le 19 décembre la demande de TCI, mais le LSE est actuellement toujours dirigé par un directeur général intérimaire, son directeur financier David Warren.