Pétrole: les stocks US baissent à nouveau

AWP

1 minutes de lecture

Les réserves de brut au 15 mai affichent une chute de 5,0 millions de barils. Les spécialistes tablaient au contraire sur une hausse médiane de 2,15 millions.

Les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis ont reculé pour la deuxième semaine de suite, déjouant une nouvelle fois les attentes du marché, selon un rapport diffusé mercredi par l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA).

Les réserves de brut se sont établies à 526,5 millions de barils (MB) au 15 mai, soit une chute de 5,0 MB. Les spécialistes interrogés par l’agence Bloomberg tablaient au contraire sur une hausse médiane de 2,15 MB.

Pour Phil Flynn de Price Futures Group, les investisseurs «sont satisfaits du fait que de l’espace de stockage se libère».

Les stocks de brut avaient bondi entre mi-mars et début mai, du fait de la chute de la demande en or noir avec la pandémie de Covid-19.

La baisse des réserves de brut dans le rapport de l’EIA de mercredi est particulièrement marquée au terminal de Cushing (Oklahoma, sud), où les stocks servent de référence à la cotation du pétrole à New York. Ces derniers ont en effet reculé de 5,5 MB à 56,9 MB.

Les réserves stratégiques de pétrole ont par ailleurs augmenté de 1,9 MB, contribuant à la baisse des stocks commerciaux de brut.

«C’est une bonne nouvelle pour les majors pétrolières», indique M. Flynn.

«Ça veut dire qu’elles profitent de la décision de l’administration Trump de les autoriser à stocker des barils» dans ces complexes souterrains destinés à parer aux urgences, note l’expert.

Si les stocks américains de brut ont baissé, ceux d’essence sont en revanche montés, de 2,8 MB, pour la première fois en un mois. Les analystes prévoyaient une baisse de 2,9 MB.

Les stocks de produits distillés (fioul de chauffage et gazole) ont aussi augmenté de 3,5 MB, dépassant la hausse anticipée par les analystes.

En progression avant la diffusion du rapport, le pétrole new-yorkais conservait l’essentiel de ses gains. Vers 15H10 GMT, le baril de WTI pour livraison en juillet gagnait environ 3% à 32,90 dollars.

La production a, elle, continué de décliner en s’établissant à 11,5 millions de barils par jour (mbj), soit son plus bas niveau depuis octobre 2018. Mi-mars, elle avait atteint son plus haut historique à 13,1 mbj.

La chute de la consommation liée au nouveau coronavirus et aux mesures prises pour l’endiguer a poussé les producteurs américains à ralentir leurs activités de forage.

Les raffineries ont fonctionné à 69,4% de leurs capacités, en hausse par rapport à la semaine précédente.

Les importations ont baissé, passant de 5,39 mbj à 5,20 mbj, tout comme les exportations qui ont reculé de 3,53 mbj à 3,24 mbj.

La demande en énergie aux Etats-Unis a progressé par rapport à la semaine précédente: au cours des quatre dernières semaines, les Etats-Unis ont au total consommé en moyenne 16,1 mbj.

A lire aussi...