Logements: les taux de vacance restent inquiétants

AWP

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Genève et Lausanne affichent une certaine pénurie de logements, selon une étude de la société immobilière CSL.

Le nombre de logements vides a freiné sa progression l’année dernière. Si des agglomérations comme Olten, Soleure et Bienne enregistrent des taux de vacance particulièrement élevés, Genève et Lausanne affichent par contre une certaine pénurie de logements.

Au niveau national, le taux de vacance - la part de logements vides sur l’ensemble du parc immobilier locatif - a progressé l’année dernière à 1,66%, après 1,62% en 2018, a relevé mercredi la société immobilière CSL dans une étude.

Les écart se creusent cependant entre les grands centres urbains et d’autres agglomérations. Olten-Zofingue affiche ainsi un taux de vacance particulièrement élevé de 4,0%, suivi par Soleure (3,2%), Bienne (2,8%) et Aarau (2,7%).

A l’opposée, des villes comme Zoug (0,5%) Genève (0,6%), Lausanne (0,7%) et Zurich (0,9%) affichent des taux nettement inférieurs à la moyenne nationale, signe d’»un marché de la location tendu», a indiqué CSL.

Dans la Cité de Calvin, la situation reste «très difficile» au niveau du marché locatif et une amélioration n’est pas en vue. Le tableau est similaire à Lausanne, avec des loyers stables en ville et en repli dans l’agglomération grâce aux nouvelles constructions. La situation ne devrait également pas s’améliorer dans cette ville.

L’écart entre villes à taux de vacance élevé et faible risque de se creuser davantage, ont averti les auteurs de l’étude.

Les prix de l’immobilier sont également attendus en hausse, alors que l’accession à la propriété devient de plus en plus difficile en raison des prix élevés et des obligations réglementaires.

Les Suisses doivent se prononcer dimanche lors d’une votation fédérale sur l’initiative pour des logements abordables, qui veut encourager la création de logements d’utilité publique.