La BERD abaisse sa prévision de croissance, plombée par le pétrole en Irak

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La Banque européenne pour la reconstruction et le développement prévoit désormais un ralentissement de la croissance globale dans ses régions, à 2,5% en 2026, contre 3,4% en 2025.

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a revu jeudi à la baisse ses prévisions de croissance pour 2026, en particulier en raison de l’économie irakienne, dont les exportations de pétrole ont été fortement perturbées par la guerre au Moyen-Orient.

La BERD prévoit désormais un ralentissement de la croissance globale dans ses régions, à 2,5% en 2026 (contre 3,4% en 2025) soit 0,6 point de moins que sa dernière prévision début juin.

La baisse ne serait que de 0,1 point de pourcentage en excluant l’Irak des données, précise la BERD dans son rapport.

Fondée en 1991 pour aider les pays de l’ex-bloc soviétique à passer à une économie de marché, la BERD a depuis étendu son périmètre pour inclure des pays du Moyen-Orient, d’Asie centrale, d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne.

Selon l’institution, Bagdad devrait connaître une contraction de 12% de son produit intérieur brut (PIB) en 2026. Ce resserrement économique pourrait même être plus prononcé encore si les difficultés à exporter se poursuivent jusqu’à la fin de l’année.

En effet, «le problème en Irak, c’est la perturbation des exportations», à cause du blocage du détroit d’Ormuz, unique voie maritime de sortie pour le pays, depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, explique à l’AFP Beata Javorcik, cheffe économiste de la BERD.

Pour le reste des économies suivies par l’institution, la hausse mondiale des coûts de l’énergie reste le principal facteur de ralentissement.

La guerre au Moyen-Orient a fait bondir les cours du pétrole et du gaz, mais la BERD signale aussi les effets néfastes de la guerre en Ukraine, avec de nombreuses infrastructures énergétiques ciblées, et de la sécheresse.

«En Europe, les niveaux d’eau exceptionnellement bas du Danube et du Rhin ont pesé sur le transport de biens industriels et sur la production d’énergie, réduisant d’un tiers la production des centrales hydroélectriques et nucléaires», est-il souligné dans le rapport.

Par ailleurs, les prévisions de l’institution s’appuient sur l’hypothèse d’un baril de pétrole évoluant entre 80 et 100 dollars, un cours plus élevé pouvant ralentir davantage la croissance économique.

Le Brent, la référence internationale, a rebondi depuis la reprise des hostilités au Moyen-Orient le 30 août, et évolue désormais dans la fourchette haute de cette plage de prix, autour de 100 dollars.

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