BNS: aucune action immédiate ne s’impose actuellement

Gregor Kapferer, Vontobel

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Une hausse des taux deviendrait plus probable si les prix plus élevés de l’énergie se transmettaient davantage aux salaires et aux autres prix, ou si les prévisions d’inflation à moyen terme augmentaient plus nettement.

La BNS a laissé son taux directeur inchangé à 0%, comme attendu. Sa communication indique également qu’aucune action immédiate ne s’impose actuellement. L’attention se porte désormais sur la question de savoir si la hausse de l’inflation liée au pétrole restera temporaire ou si elle se répercutera davantage sur les autres prix et les salaires.

A ce stade, peu d’éléments plaident en faveur d’effets de second tour marqués. La BNS a toutefois souligné le niveau élevé d’incertitude ainsi que la volatilité des prix du pétrole, ce qui rend également les prévisions d’inflation à court terme plus incertaines. Par ailleurs, l’écart de production de l’économie suisse est pratiquement comblé.

Le rappel répété de l’objectif de stabilité des prix à moyen terme montre que la BNS ne devrait pas réagir à chaque fluctuation à court terme des prix de l’énergie par une modification des taux. Sa prévision conditionnelle d’inflation va dans le même sens: en supposant un taux directeur inchangé à 0%, l’inflation atteindrait 0,8% en 2028. Dans le même temps, la BNS s’est abstenue de fournir une orientation prospective (forward guidance) et a souligné que ses futures décisions resteront dépendantes des données. L’évolution de l’inflation sous-jacente et d’éventuels effets de second tour demeurent donc les principaux facteurs à surveiller.

A nos yeux, cela plaide toujours en faveur d’une période prolongée avec un taux directeur à 0%, sans que la BNS ne s’engage sur une trajectoire précise des taux. Une hausse des taux deviendrait plus probable si les prix plus élevés de l’énergie se transmettaient davantage aux salaires et aux autres prix, ou si les prévisions d’inflation à moyen terme augmentaient plus nettement. La hausse de l’inflation à 1,2% prévue pour le début de 2027 ne constitue pas, à elle seule, un signal suffisamment convaincant en faveur d’un relèvement prochain des taux.

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