La Bourse de New York progresse mercredi, soutenue par la publication d’un indice d’inflation aux Etats-Unis inférieur aux attentes, qui relance les débats sur l’issue de la prochaine réunion de la Réserve fédérale (Fed).
Vers 14h15 GMT, le Dow Jones avançait de 0,13%, l’indice Nasdaq prenait 0,93% et l’indice élargi S&P 500 gagnait 0,55%.
L’avant séance a été marquée par la publication d’une vague d’indicateurs. «Face à cet afflux massif de données économiques, tout le monde se concentre sur le PCE», commente auprès de l’AFP Steve Sosnick, analyste pour la plateforme Interactive Brokers.
Les prix ont augmenté de 3,4% sur un an en août aux Etats-Unis, selon cet indice, privilégié par la Fed pour surveiller l’inflation. C’est moins que ce qu’escomptaient les analystes, qui tablaient sur une hausse de 3,7%.
«Ce rapport sur l’inflation meilleur que prévu allège quelque peu la pression qui pèse sur la Fed pour qu’elle relève ses taux», note M. Sosnick.
L’institution monétaire avait réhaussé ses taux directeurs mi-septembre pour calmer la hausse des prix.
Jusqu’en début de semaine, le marché tablait sur un deuxième tour de vis lors de la réunion de fin octobre, mais les paris ont depuis été renversés et l’attente se porte désormais sur un statu quo, selon l’outil de veille CME FedWatch.
Une évolution due à la fois à l’indice PCE et aux propos du responsable monétaire américain John Williams, qui a assuré mardi qu’il n’y a pas d’»urgence» à une hausse des taux.
L’inflation reste toutefois bien au-dessus de la cible de la banque centrale (2%) donc «l’hypothèse d’un nouveau relèvement des taux par la Fed avant la fin de l’année devrait rester vive», selon Patrick O’Hare, analyste de Briefing.com.
Il remarque d’ailleurs que le marché obligataire - thermomètre des anticipations inflationnistes - «ne semble pas adhérer pleinement aux chiffres publiés ce matin».
Après un répit de courte durée, le rendement des emprunts de l’Etat américain évoluait ainsi autour de 5,26% vers 14h15 GMT, contre 5,24% à la clôture la veille.
Parmi les autres actualités macroéconomiques, la croissance américaine du deuxième trimestre a été nettement réévaluée en hausse (+2,2% en rythme annualisé, contre 1,5% précédemment rapporté).
Et les embauches dans le secteur privé ont rebondi en septembre (à 90'000) après avoir enregistré le mois précédent le rythme le plus lent de l’année.
Côté entreprises, le secteur technologique tire une nouvelle fois la place américaine vers le haut. Parmi les plus importantes capitalisations boursières, Apple avance de 2,64%, Alphabet (Google) de 3,09%, Amazon de 1,63% et Nvidia prend 1,42%.
Les résultats du spécialiste des puces Micron (+0,66%) après la clôture représenteront un test «pour mesurer si le secteur de l’intelligence artificielle (IA) a toujours la même vigueur qu’auparavant», anticipe Steve Sosnick.
Le constructeur aéronautique Boeing gagnait 1,10% à 189,75 dollars après avoir été choisi par le ministère américain de la Défense pour fabriquer l’avion de combat de nouvelle génération de la marine des Etats-Unis.
Northrop Grummann, candidat malheureux pour ce contrat estimé à plus de 20 milliards de dollars, cédait lui 4,44% à 482,18 dollars.
Le laboratoire Moderna (-6,60% à 190,03 dollars) perdait pied après que les analystes de Citi ont revu à la baisse leur recommandation d’achat du titre, estimant que son niveau actuel est bien trop élevé.