Warsh calme le jeu, les fondamentaux reprennent la main

Vincent Lagger, Swisscanto

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Graphique de la semaine de Swisscanto. Alors que le bal des banques centrales touche à sa fin, les révisions de bénéfices 2026 redeviennent le véritable moteur des marchés.

©Keystone

 

Il aura fallu trois dissensions inédites au FOMC et un 30 ans au plus haut depuis 2007 pour que Kevin Warsh trouve enfin le bon ton, le 16 septembre. Pendant ce temps, un mouvement plus discret s'installait: les bénéfices 2026 des grands indices n'ont cessé d'être relevés depuis janvier, sans faire les gros titres.

La tech mène la danse — plus 80% des sociétés IT du S&P révisées à la hausse depuis juillet — portée par les effets d'entraînement du capex des centres de données en accélération qui irriguent construction et semi-conducteurs aux Etats-Unis comme en Asie. JPMorgan ou Barclays visent désormais 365 dollars de BPA pour le S&P 500 en 2026: la croissance attendue du T3 est passée de 26,6% à 28,7% en trois mois.

Le bal des banques centrales, lui, semble se refermer. Après un début de mandat chahuté, Kevin Warsh a repris la main le 16 septembre avec un relèvement de taux assumé et un discours résolu sur la cible d'inflation de 2%. Les marchés obligataires, qui le testaient depuis l'été, semblent s'en satisfaire: les taux réels n'ayant pas encore atteint un niveau restrictif, la conjoncture US devrait pouvoir s'en accommoder et ainsi soutenir les fondamentaux actions.

Reste la variable qu'aucun graphique ne capture: une intensification du choc pétrolier au Moyen-Orient suffirait à rappeler que la macro n'a jamais vraiment quitté la pièce.

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