Les exportations horlogères retrouvent des niveaux d’avant-crise

AWP

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Portés par la Chine, les envois de montres suisses à l’étranger ont bondi de 37,2% en mars par rapport à mars 2020. La hausse s’élève à 7,4% par rapport au niveau de référence de 2019.

Les exportations horlogères suisses ont enregistré une très forte hausse en mars sur un an, dépassant même les valeurs de mars 2019. Cette croissance, portée par la Chine, est à mettre sur un effet de rattrapage.

Les envois de montres suisses à l’étranger ont augmenté de 37,2% par rapport à mars 2020, à 1,9 milliard de francs, selon la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH) jeudi. Ils ont bénéficié d’une base de comparaison faible. Il y a un an, la dégradation était déjà marquée (-21,7%) en raison du confinement quasi généralisé dans le monde lié à la pandémie de coronavirus.

Par rapport au niveau de référence de 2019, la hausse des exportations s’élève à 7,4%. Le premier trimestre a affiché une progression de 6,6% sur un an à 5,1 milliards et une légère baisse (-1,3%) par rapport à 2019.

Le nombre de montres a suivi la tendance haussière, avec un bond de 33,7%, à 1,2 million de pièces en mars. Il s’agit de la première augmentation en plus de 30 mois. Tous les segments de prix ont participé à la croissance.

Locomotive chinoise

La Chine est restée la locomotive, en doublant son résultat de mars 2020. Elle est aussi largement au-dessus de son niveau de 2019 (+121,5%). Sur le premier trimestre 2021, la Chine occupe la première place du podium avec 759,4 millions de francs, devant les Etats-Unis et Hong Kong.

Le mois dernier, les Etats-Unis (+12,8%) et Singapour (+21,7%) ont également dépassé leur niveau de 2019. Hong Kong (+30,1%), les Emirats arabes unis (+10,3%) et l’ensemble de l’Europe (+45,6%) ont fait mieux qu’il y a un an, mais sont restés en dessous des résultats de 2019.

Parmi les trente principaux débouchés, seul le Japon (-11,1%) a affiché une baisse.

«Selon les marchés, une forte progression ne signifie ainsi pas encore un retour à la normale, mais uniquement la compensation partielle des baisses importantes subies l’année passée. Ce phénomène va s’accentuer durant les prochains mois», a expliqué la FH.

En 2020, les exportations horlogères ont plongé de près de 22% à 17 milliards de francs, un recul comparable à celui de la crise de 2009.

Le rebond des envois de garde-temps est supérieur de 7% aux estimations de la Banque cantonale de Zurich. La croissance a été portée comme prévu par la Chine. En Europe, les résultats ont aussi été meilleurs. Patrik Schwendimann retient que l’horlogerie se porte enfin mieux, alors que le reste du secteur du luxe s’est déjà redressé.

Swatch et Richemont devraient profiter de cette hausse «de manière disproportionnée» grâce notamment à une structure de coûts faible. Mais les deux titres ont un potentiel de remontée en Bourse plutôt limité.

A 11h45, le groupe biennois Swatch occupait la deuxième place du podium du SMI, grimpant de 1,7% à 280,50 francs quand son homologue genevois Richemont ne progressait que de 0,3% à 95,02 francs. L’indice vedette grappillait 0,22%.

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