L’euro monte après la BCE, la livre se renforce

AWP

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Vers 21h10, l’euro gagnait 0,47% face au dollar, à 1,2163 dollar pour un euro.

L’euro montait jeudi face au dollar après la réunion de la BCE, tandis que la livre britannique a atteint de nouveaux sommets face à la monnaie unique européenne et au billet vert, galvanisée par la campagne de vaccination britannique.

Vers 20H10 GMT (21H10 à Paris), l’euro gagnait 0,47% face au dollar, à 1,2163 dollar pour un euro.

La Banque centrale européenne (BCE) a maintenu ses mesures de soutien monétaire à l’économie après sa première réunion de l’année.

L’institution financière a insisté sur la flexibilité de sa stratégie, se disant prête à ne pas utiliser l’ensemble des fonds du programme d’achat d’urgence face à la pandémie (PEPP) s’il s’avère que les achats en cours sont suffisants ou, au contraire, à muscler son soutien en cas de nouveau «choc négatif».

Lors de la réunion précédente, la possibilité d’un programme réduit n’avait pas été évoquée.

La livre sterling gagnait 0,53% face au dollar, à 1,3726 dollar pour une livre. Vers 09H25 GMT, elle a touché son plus haut depuis plus de deux ans et demi à 1,3746 dollar.

Face à l’euro, la livre grappillait 0,05% à 88,61 pence pour un euro. Vers 09H25 GMT, elle a atteint un sommet depuis mai 2020 à 88,30 pence.

Alors que le Royaume-Uni est le pays d’Europe le plus endeuillé par la pandémie de Covid-19 (93.290 morts selon un bilan publié mercredi) et que l’économie doit faire face au choc de la sortie du marché unique européen, la performance de la livre peut surprendre, reconnaît Fawad Razaqzada, analyste chez Think Markets.

«Mais la livre est une des monnaies les plus faibles depuis le référendum du Brexit en 2016, et le risque d’une sortie de l’UE sans accord ne s’est pas matérialisé», rappelle-t-il à l’AFP.

Certains investisseurs craignaient notamment que les chocs auxquels l’économie britannique fait face pousseraient la Banque d’Angleterre (BoE) à adopter des taux négatifs, mesure inédite au Royaume-Uni qui vise à doper les prêts aux particuliers et aux entreprises mais qui rend la monnaie moins attractive.

«La rapidité de la campagne de vaccination permet d’espérer que la BoE s’abstienne d’utiliser des taux négatifs», a commenté Jane Foley, analyste chez Rabobank, à l’AFP.

Mais les problèmes qui pèsent sur l’économie britannique promettent une volatilité élevée pour la devise, a-t-elle ajouté.

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