La livre fragilisée par des données sur l’économie britannique

AWP

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La devise britannique reculait de 0,64% face au dollar, à 1,2831 dollar, et de 0,26% face à l’euro, s’échangeant à 85,89 pence pour un euro vers 21h.

La livre s’affichait en recul face au dollar et à l’euro vendredi après des chiffres montrant un net repli de l’activité dans les services et le secteur manufacturier au Royaume-Uni.

La devise britannique reculait de 0,64% face au dollar, à 1,2831 dollar, et de 0,26% face à l’euro, s’échangeant à 85,89 pence pour un euro vers 20H00 GMT.

L’indice PMI composite (qui englobe le secteur manufacturier et celui des services) du Royaume-Uni a atteint 48,5 points ce mois-ci, selon une estimation «flash» dévoilée par le cabinet Markit. Un score inférieur à 50 points témoigne d’une baisse de l’activité.

Un chiffre aussi faible remonte à juillet 2016, quelques semaines après le vote des Britanniques en faveur de la sortie de l’Union européenne.

«Les données montrent que les prochaines élections amplifient une incertitude déjà forte au Royaume-Uni», a noté Joe Manimbo de Western Union.

Des élections législatives anticipées auront lieu le 12 décembre au Royaume-Uni pour sortir de l’impasse du Brexit qui paralyse le pays depuis plus de trois ans.

«Les chiffres renforcent également la position de deux membres du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre qui, au début du mois, ont voté pour une baisse des taux d’intérêt afin de soutenir l’économie», a ajouté M. Manimbo.

L’euro a lui effacé vendredi, à la publication des PMI pour la zone euro, ses maigres gains engrangés en début de séance face au dollar grâce aux données françaises et allemandes.

La monnaie unique européenne perdait 0,35% face au billet vert à 1,1020 dollar.

L’euro avait d’abord profité des indices français et allemand qui ont montré «un début fragile de reprise dans le secteur manufacturier tandis que les deux pays ont connu une amélioration meilleure qu’attendu à respectivement 51,6 et 43,8 points en novembre», a commenté Michael Hewson, analyste pour CMC Markets.

Dans le secteur des services, l’indice a en revanche été moins bon qu’attendu en France comme en Allemagne.

La monnaie unique européenne a ensuite rapidement reculé avec la publication des chiffres de la croissance du secteur privé en zone euro à 50,3 points contre 50,6 points attendu.

Ce «léger déclin» de l’indice composite «confirme que l’économie reste amorphe», a souligné Andrew Kenningham, analyste pour Capital Economics.

Selon les analystes de Wells Fargo, «l’euro court le risque de reculer à court terme, particulièrement si la BCE baisse ses taux d’intérêt en décembre, comme nous nous y attendons.»

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