L’euro au plus bas en trois mois et demi face à un dollar en pleine forme

AWP

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Vers 21h15, l’euro perdait 0,26% à 1,1876 dollar, en baisse de 2,3% depuis mercredi matin.

L’euro reculait vendredi face au dollar américain pour la troisième séance consécutive, atteignant un plus bas depuis début avril, le billet vert profitant du ton plus agressif que prévu de la Banque centrale américaine (Fed).

Vers 19H15 GMT (21H15 à Paris), l’euro perdait 0,26% à 1,1876 dollar, en baisse de 2,3% depuis mercredi matin. Plus tôt dans la séance, l’euro a reculé jusqu’à 1,1848 dollar, un plus bas depuis trois mois et demi.

La Fed a surpris mercredi en se montrant plus inquiète que prévu face à la hausse de l’inflation, ses membres approchant leurs prévisions de hausse des taux d’intérêts à 2023.

Vendredi matin, James Bullard, président de la Réserve fédérale de St Louis, a même envisagé une remontée des taux dès l’année prochaine.

Jusqu’à présent, l’institution s’était au contraire montrée déterminée à garder sa politique très souple jusqu’à ce que l’économie redémarre.

«Tout le monde se rue vers le dollar depuis la réunion de la Fed», résume Chris Beauchamp, analyste chez IG.

De l’autre côté de l’Atlantique, la livre britannique poursuivait sa baisse face au dollar et cédait 0,74% à 1,3819 dollar pour une livre, au plus bas depuis un mois et demi.

Les ventes au détail au Royaume-Uni ont baissé de 1,4% sur un mois, selon le Bureau national des statistiques (ONS).

«La reprise économique du pays, qui a généré la performance récente de la livre, était en grande partie due aux consommateurs qui dépensaient les économies accumulées pendant les confinements», rappelle Ricardo Evangelista, analyste chez ActivTrades.

Enfin, le yen restait stable face au dollar (+0,07% à 110,13 yens pour un dollar) après la réunion de la Banque du Japon.

L’institution a prolongé vendredi de six mois ses mécanismes exceptionnels facilitant les prêts aux entreprises face à la pandémie et a, sans surprise, laissé inchangée sa politique monétaire.

Contrairement à l’Europe et aux Etats-Unis, l’inflation reste très faible au Japon (+0,1% en mai sur un an), «pas de quoi sauter de joie», juge You-Na Park-Heger, analyste chez Commerzbank.

Elle prévient que «la fin de la politique monétaire ultra-accommodante n’est pas en vue au Japon».

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