L’euro au plus haut depuis sept semaines face au dollar

AWP

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Vers 21h, l’euro montait de 0,63% à 1,2091 dollar, au plus haut depuis le 3 mars.

L’euro montait face au dollar vendredi à son plus haut niveau en sept semaines alors que les cambistes soupesaient les projets de Washington sur l’imposition des plus-values, révélés par la presse et avant une réunion monétaire de la Fed la semaine prochaine.

Vers 19H00, l’euro montait de 0,63% à 1,2091 dollar, au plus haut depuis le 3 mars.

La Maison Blanche envisage d’augmenter plusieurs impôts, dont la taxe sur les gains issus de transactions financières qui serait presque doublée pour les personnes les plus aisées, afin de financer une partie des investissements d’infrastructures prévus par Joe Biden, selon la presse américaine. Les gains provenant des capitaux pourraient ainsi être taxés à un taux de 39,6% au lieu de 20% actuellement pour les Américains gagnant plus d’un million de dollars par an.

«Entre ce que le président Biden veut, et ce qu’il aura, il peut y avoir un monde», a prévenu Jeffrey Halley, analyste chez Oanda, qui rappelle que ces hausses d’impôts peu populaires auront du mal à être votées.

Par ailleurs, l’euro profitait de la croissance du secteur privé dans la zone euro: l’indice PMI composite du cabinet Markit a progressé à 53,7 points en avril, après 53,2 en mars.

«Le deuxième trimestre va être celui de l’Union européenne, tout comme le premier trimestre a été celui des Etats-Unis», a jugé George Saravelos, analyste chez Deutsche Bank.

L’euro reste en baisse de 1,3% depuis le début de l’année mais monte de 3% depuis le début du mois.

«Il y a eu de bonnes données économiques dans plusieurs parties du monde et pas vraiment de catalyseur», soulignait pour sa part Brad Bechtel de Jefferies. Alors qu’une réunion de la Banque centrale américaine (Fed) est prévue mardi et mercredi, «c’est comme si on attendait que la Fed nous dise quand elle va commencer à réduire ses achats d’actifs, ce qui pourrait ne pas être pour tout de suite», a-t-il ajouté.

Mais alors que la Banque du Canada a annoncé qu’elle allait alléger dès lundi ses propres achats d’actifs, cela n’a pas provoqué de tension sur les rendements obligataires: «il semble que le marché américain ait déjà pris en compte cette réduction» du soutien à l’économie, a encore estimé Brad Bechtel.

L’inquiétude autour d’une taxation des transactions financières a affecté particulièrement le bitcoin qui toutefois réduisait ses pertes vendredi: la cryptomonnaie perdait 1,70% repassant au-dessus de la barre des 50.000 dollars à 50.716 dollars.

Jeudi, des rumeurs non-corroborées sur le marché évoquant un taux d’imposition de 80% du bitcoin et des cryptomonnaies «ont fait peur aux investisseurs» et fait tomber la devise numérique à un plus bas depuis début mars, a rapporté l’analyste Jefferies. «Il y a beaucoup d’argent +touristique+ sur le bitcoin et quand cela secoue, cela passe par des extrêmes».

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