L’euro ploie face au dollar après une BCE volontaire

AWP

1 minutes de lecture

Peu avant 16h, l’euro cédait 0,57% face au billet vert à 1,1679 dollar après être redescendu un court instant à son niveau de fin septembre.

L’euro perdait du terrain jeudi face au dollar après que la Banque centrale européenne (BCE) a maintenu ses taux à leur plus bas historique et préparé les esprits à un renforcement de ses soutiens à l’économie.

Vers 14H50 GMT (15H50 HEC), l’euro cédait 0,57% face au billet vert à 1,1679 dollar après être redescendu un court instant à son niveau de fin septembre.

Depuis le début de la semaine, la monnaie unique a perdu plus de 1,5% face au billet vert.

La BCE a opté jeudi pour le statu quo monétaire dans un contexte de grande inquiétude liée à la deuxième vague de COVID-19, le principal taux d’intérêt ayant été maintenu à zéro.

«La décision de la BCE a peut-être déçu certains», a commenté Andrew Kenningham, analyste de Capital Economics, «mais si la Banque n’a pas modifié sa politique aujourd’hui, elle a clairement indiqué son intention d’apporter un soutien accru en décembre», a-t-il ajouté.

Dans un communiqué bien plus volontariste qu’attendu, l’institution explique qu’elle va «ajuster ses instruments, le cas échéant, pour faire face à l’évolution de la situation» alors que les risques pour la croissance sont «clairement» présents, a expliqué une porte-parole de l’institution monétaire.

«Nous n’allons pas rester sans rien faire, nous utiliserons tous les instruments à notre disposition avec l’entière flexibilité dont nous disposons (...) pour faire face aux développements» sur le front de la pandémie, a déclaré la présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde lors d’une conférence de presse qui a suivi la réunion.

Les deux premières économies de la zone, l’Allemagne et la France, ont décidé mercredi de nouvelles mesures drastiques pour contrer la propagation du COVID-19, la France optant même pour un reconfinement général.

Le dollar continuait pour sa part de profiter de l’aversion au risque et s’appréciait face aux principales monnaies.

La première économie mondiale a renoué officiellement avec la croissance au troisième trimestre, avec un bond historique du Produit intérieur brut (PIB) de 33,1% en rythme annualisé, selon une estimation préliminaire du département du Commerce publiée jeudi.

Mais les voyants économiques sont à l’orange, l’activité pâtissant encore des restrictions mises en place dans différents Etats pour limiter la propagation du COVID-19.

A lire aussi...